31/07/2026 19:26 - Internacionales
Selon les informations rapportées par The Guardian, le 31 juillet 2026, la ville espagnole de Ceuta a connu une situation historique. Pour comprendre l'ampleur, il faut savoir que Ceuta est une petite enclave espagnole située sur la côte nord-africaine, bordée par le Maroc, avec environ 85 000 habitants. En moins de 48 heures, près de 60 000 personnes ont traversé à la nage le détroit depuis le Maroc pour y entrer.
L'onde de choc de cette crise s'est fait sentir immédiatement dans toute l'Europe. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a annoncé une mesure extraordinaire : la suspension temporaire de l'accord de libre circulation Schengen avec l'Espagne pour les voyageurs aériens et maritimes.
Pour rappel : L'espace Schengen est une zone comprenant de nombreux pays européens qui ont aboli les contrôles aux frontières communes. La suspension de cet accord signifie que l'Italie va rétablir des contrôles systématiques sur les passagers venant d'Espagne.
Le ministre des Affaires étrangères italien, Antonio Tajani, a précisé qu'il s'agissait d'une mesure nécessaire pour sauvegarder la sécurité des citoyens. L'Italie procédera à des contrôles ciblés sur les ressortissants de pays tiers en provenance d'Espagne.
Le président espagnol, Pedro Sánchez, a qualifié cet afflux de violation de l'intégrité territoriale et a tenu les mafias de passeurs pour responsables d'avoir diffusé de fausses informations. M. Sánchez a défendu le respect des traités européens et s'est félicité de la coopération avec le Maroc pour accélérer les retours.
Les réactions internationales n'ont pas tardé :
Malgré les tensions, le président du Conseil européen, António Costa, a salué la réponse ferme de l'Espagne et la collaboration avec le Maroc. L'Union européenne a confirmé qu'aucun mouvement migratoire n'avait eu lieu vers d'autres États membres, rappelant que les ressortissants de pays tiers présents à Ceuta ne bénéficient pas de la libre circulation vers le reste du territoire Schengen. Bien que la situation reste délicate, elle ouvre un débat crucial pour une Europe unie et mieux protégée, tournée vers des solutions humanitaires et sécuritaires communes.
Alfredo S. Quiroga