Dans une rupture publique rare avec la Maison Blanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté ce dimanche le plan de paix en 15 points soutenu par les États-Unis pour Gaza. Netanyahu conditionne le retrait des troupes au désarmement total du Hamas, alors que des élections complexes se profilent en Israël.

Une rupture publique inédite au cœur du conflit

Dans un désaccord public rare avec l'administration de Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté ce dimanche 9 août 2026 le plan de paix en 15 points soutenu par les États-Unis pour la bande de Gaza. Cette position israélienne représenterait un obstacle majeur aux tentatives de la Maison Blanche de servir de médiateur dans le conflit, alors que les deux figures politiques se préparent à des échéances électorales difficiles.

L'exigence d'Israël : désarmement total avant tout retrait

Le plan proposé en juillet par le Conseil de paix de Trump prévoyait que le Hamas dépose les armes en échange d'un retrait militaire israélien complet de Gaza et d'une transition éventuelle du pouvoir vers un Comité national palestinien indépendant. Cependant, Netanyahu a été catégorique dans sa déclaration, indiquant qu'Israël n'accepte pas le document en 15 points et que les FDI (Forces de défense israéliennes) n'effectueraient aucun retrait tant que le Hamas ne serait pas désarmé.

Le dirigeant israélien a précisé que le désarmement doit être authentique et inclure à la fois les armes lourdes et légères, rejetant toute formule intermédiaire. Cette position créerait une friction directe avec la stratégie de mise en œuvre progressive proposée par Trump.

Pression électorale et soutien du Conseil de paix

Netanyahu, qui fait face à des élections difficiles en octobre 2026 et à la pression des factions les plus radicales de son gouvernement, semble prêt à mettre à l'épreuve sa relation avec Trump pour consolider son image de défenseur d'Israël. De son côté, Trump cherche à se positionner en homme d'État capable de mettre fin à l'un des conflits les plus sanglants du monde, surtout avec les élections de mi-mandat aux États-Unis en novembre.

Nickolay Mladenov, haut représentant du Conseil de paix pour Gaza, a répondu au rejet en assurant que le plan est la seule voie à suivre pour garantir que la tragédie ne se répète pas. Par ailleurs, selon des sources, la ministre palestinienne des Affaires étrangères, Varsen Aghabekian Shahin, a accusé Netanyahu de retarder l'accord pour des raisons purement électorales.

Contexte de la crise

  • Date du rejet : 9 août 2026
  • Plan de paix : 15 points (proposé en juillet 2026)
  • Condition israélienne : Désarmement total du Hamas
  • Élections en Israël : Octobre 2026
  • Élections américaines : Novembre 2026

Le facteur régional

Pendant ce temps, la situation se complique avec les conflits parallèles au Moyen-Orient. Les États-Unis chercheraient désespérément à négocier la paix avec l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz et ainsi faire baisser les prix du pétrole, un objectif qui serait entravé si le front de Gaza ne progresse pas diplomatiquement. Les alliés des États-Unis dans le Golfe ont critiqué les actions israéliennes, suscitant des inquiétudes dans la région.

Historiquement, les présidents américains ont trouvé en Netanyahu un allié difficile, mais la dynamique avec Trump introduit un facteur d'imprévisibilité qui pourrait redéfinir l'alliance entre les deux pays.

Source : The Guardian

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