À six jours de la clôture du mercato, l'attaquant argentin ne s'est pas entraîné et le club madrilène durcit sa position. Alors que le Barça maintient son offre de 120 millions d'euros, l'entourage du joueur dénonce une promesse non tenue. Déménagera-t-il en Catalogne ou restera-t-il ?

Julián Álvarez célébrant un but avec l'Atlético de Madrid

L'attaquant argentin Julián Álvarez, âgé de 26 ans, traverse l'une des périodes les plus tendues de sa carrière. À seulement six jours de la clôture du marché des transferts en Espagne (fixée au 1er septembre 2026), le joueur de l'Atlético de Madrid ne s'est pas présenté à l'entraînement les mercredi 26 et jeudi 27 août, invoquant une « indisposition ». Les médecins du club lui ont rendu visite à son domicile et lui ont accordé un congé, mais les tensions internes sont bien plus profondes.

Les origines du conflit

Selon des sources proches du club, Julián Álvarez aurait fait part dès mars 2026 de son souhait de quitter l'équipe en fin de saison. La situation s'est envenimée pendant la Coupe du monde 2026, lorsque, le 22 juin, après la victoire de l'Argentine contre l'Autriche, le joueur a publiquement exprimé son désir d'être transféré au FC Barcelone. Ce geste a mis le feu aux poudres : l'Atlético a immédiatement durci sa position et l'a déclaré intransférable, rejetant les premières offres du club catalan.

Chiffres essentiels

  • Contrat actuel : jusqu'en juin 2030.
  • Clause de libération : 500 millions d'euros.
  • Offre du FC Barcelone : 120 millions d'euros (la première était de 100 millions).
  • Prix exigé par l'Atlético : entre 120 et 150 millions, avec une part importante payée comptant.
  • Prochain match : Atlético de Madrid contre Séville, le samedi 29 août 2026, au stade Ramón Sánchez-Pizjuán.

Le malaise sur le terrain

Le dimanche 24 août, lors du match contre le Villarreal, les supporters de l'Atlético ont sifflé Julián Álvarez à son entrée sur la pelouse du stade Metropolitano. L'ambiance était hostile : des poupées de rats ont été suspendues dans les tribunes, et le club a ordonné au joueur de ne pas saluer les supporters après la rencontre. Il a par ailleurs été remplaçant, une décision perçue comme une sanction.

La position de l'Atlético de Madrid

Les dirigeants madrilènes se montrent intransigeants : « La seule victime ici, c'est nous. On victimise le joueur, mais le préjudice économique et réputationnel est pour le club ». Ils affirment qu'il y a « 0% de chances de le vendre au Barça » et accusent le club catalan de « jouer » avec le désir du joueur et de son agent, Fernando Hidalgo, pour forcer son départ.

Ils ont rejeté l'offre de 100 millions d'euros du Barça et réclament entre 120 et 150 millions d'euros, avec une partie importante au comptant. Mais ce n'est pas qu'une question d'argent : « Ce n'est pas une question d'argent, c'est une question de dignité », ont-ils déclaré. Le club estime que la situation nuit à sa planification sportive et à son image institutionnelle, surtout après le changement de contrôle actionnarial avec l'entrée du groupe Apollo, qui détient désormais 65% des parts du club.

Ils estiment également que Julián aurait dû « clarifier son départ une fois un accord trouvé », et non en pleine négociation, et que le joueur a manqué à sa parole. Selon l'entourage d'Álvarez, le club aurait posé comme conditions à son départ qu'une offre convaincante arrive et qu'il déclare publiquement son souhait de partir ; l'Atlético le nie catégoriquement.

La position du FC Barcelone

En Catalogne, le président Joan Laporta a confirmé que l'offre de 120 millions d'euros reste sur la table et que « le joueur semble vouloir venir au Barça ». Il a également précisé que l'Atlético négocie avec d'autres clubs, comme l'Arsenal, mais que Barcelone attend une réponse formelle à sa proposition. La stratégie du Barça est de maintenir l'intérêt public pour que Julián reste ferme dans son souhait de départ.

L'entraîneur Hansi Flick a prévenu que si Álvarez ne vient pas, il ne cherchera pas un autre attaquant, preuve de la confiance placée en l'Argentin.

La position du joueur

Julián Álvarez veut rejoindre le FC Barcelone. Il ne souhaite pas retourner en Angleterre (à Arsenal) pour des raisons familiales et de visa. Son entourage insiste sur le fait que le club n'a pas tenu parole, tandis que l'Atlético affirme qu'aucun accord préalable n'existait.

Que dit Simeone ?

L'entraîneur Diego Simeone se tient à l'écart du conflit, le considérant hors de son domaine. Il avait réclamé ce joueur, le soutient et le voit comme un élément clé ; il n'a d'ailleurs pas envisagé de recruter un autre avant-centre. Il a toutefois reconnu avoir commis une erreur après le match contre Málaga en donnant des « munitions inutiles » aux supporters, et a précisé que ce n'était pas sa décision que le joueur ne salue pas le public.

Prochain match et avenir incertain

L'Atlético de Madrid affrontera le Séville FC le samedi 29 août au stade Ramón Sánchez-Pizjuán. La participation de Julián Álvarez n'est pas confirmée. Si la situation ne se débloque pas dans les prochains jours, l'attaquant resterait au club jusqu'à la fin de l'année, même si l'atmosphère dans le vestiaire et dans les tribunes semble de plus en plus électrique.

Sources : La Nación, Infobae, TyC Sports