14/06/2026 03:24 - Politica
Escena del Congreso de la Nación Argentina en sesión, diputados debatiendo, ambiente político tenso, arquitectura neoclásica del Palacio Legislativo, banderas argentinas, luz dramática que resalta la gravedad del momento institucional
Le député Oscar Zago, président du bloc Mouvement d'Intégration et de Développement (MID) et ancien premier titulaire de La Libertad Avanza à la Chambre des Députés, a affirmé ce samedi 13 juin 2026 que le départ du chef de Cabinet, Manuel Adorni, est irréversible. "Pour moi, l'affaire Adorni est terminée", a-t-il déclaré catégoriquement, tout en avertissant que chaque jour où le président Javier Milei maintient le fonctionnaire en poste, le coût politique retombe sur l'Exécutif lui-même.
Javier Milei est le président libertarian élu en novembre 2023, à la tête du parti La Libertad Avanza (LLA). Son style politique disruptif a bouleversé le paysage traditionnel argentin.
Le chef de Cabinet (Jefe de Gabinete) est un rôle similaire à un Premier ministre dans les systèmes parlementaires, mais subordonné au président. Il coordonne l'action gouvernementale.
La déclaration jurée est une déclaration de patrimoine obligatoire pour tous les fonctionnaires publics argentins, visant à prévenir la corruption.
Zago a tracé deux alternatives pour résoudre la crise :
"Soit il doit partir directement en disant : 'Je démissionne irrévocablement, sans retour possible', soit le président l'appelle et lui dit : 'Bon, maintenant j'accepte ta démission'", a illustré le législateur.
La crise a éclaté après la présentation de la déclaration jurée d'Adorni auprès du Bureau Anticorruption, où il a incorporé 513 000 USD non déclarés, les attribuant à des investissements en bitcoin réalisés entre 2013 et 2018, une version contestée par des législateurs de son propre espace politique.
Le patrimoine d'Adorni est passé de 20 millions de pesos à 944 millions de pesos, et il a admis avoir omis 500 000 USD dans ses déclarations jurées. L'enquête est menée par le juge Ariel Lijo.
Zago a rappelé qu'Adorni avait comparu devant le Congrès le 29 avril 2026 avec le soutien unanime du bloc officiel : "Ils étaient tous à l'applaudir en criant : 'Allez Manu !'. C'est dans les vidéos." Cependant, ses déclarations publiques ultérieures ont contredit ce qui avait été dit lors de cette session.
"Nous nous sommes sentis vraiment pris pour des imbéciles", a admis Zago, confirmant que son bloc apportera le quorum et accompagnera l'interpellation. Le législateur a écarté qu'une motion de censure aboutisse car le pouvoir officiel ne l'accompagnerait pas.
La pression sur Adorni s'accumule depuis plusieurs secteurs politiques :
| Secteur | Position |
|---|---|
| PRO (Proposition Républicaine, centre-droit) | A conditionné son soutien politique au départ d'Adorni : "Nous ne savons pas pourquoi il ne part pas, c'est une humiliation." A émis un communiqué qualifiant les omissions de "faute grave" et irréversible. |
| UCR (Union Civique Radicale, centre historique) | A déclaré qu'Adorni "a menti devant le Congrès" et "celui qui ment au Congrès et à la société n'est pas en condition de diriger l'État". |
| Péronisme (mouvement politique historique) | Avance avec motion de censure : 120 signatures à la Chambre (il en faut 129 pour le quorum). |
| Sénat | Victoria Villarruel (vice-présidente) a convoqué la Commission des Travaux Parlementaires pour le 18 juin. Il faut 37 votes pour censurer. |
Les demandes de session spéciale pour le mardi 24 juin rassemblent déjà 120 signatures, à neuf du quorum nécessaire. L'opposition a besoin qu'au moins une partie du PRO, de l'UCR ou du bloc Innovation Fédérale se joigne.
Zago a spéculé que le départ se produira avant : "Je crois que le gouvernement ne voudra plus payer de coûts politiques et sûrement il partira avant le 23." Sur pourquoi Milei n'avait pas pris la décision auparavant, il a été laconique : "Ils sont submergés. C'est un problème purement et exclusivement interne."
Selon l'étude Enter Communication, les mentions négatives sur Adorni sont passées de 135 000 à 323 000, éclipsant des nouvelles économiques positives : S&P a amélioré la note de l'Argentine de CCC+ à B-, le risque pays a chuté à son minimum en 8 ans (433-440 points de base) et l'inflation de mai a été de 2,1% mensuel (minimum en 8 mois).
Sources : Infobae | Connaissances vérifiées antérieures du système
Alfredo S. Quiroga
Conspiraciones