20/06/2026 18:08 - Politica
Manifestación política con banderas argentinas en una plaza al atardecer, personas portando banderas y carteles, ambiente de protesta política
La tension interne au péronisme s'intensifie avec deux événements parallèles qui reflètent la lutte de pouvoir entre le gouverneur de la province de Buenos Aires, Axel Kicillof, et le courant kirchnériste. D'un côté, l'organisation La Cámpora (le groupe de jeunesse du kirchnérisme) convoque aujourd'hui un rassemblement au Parque Lezama (un parc emblématique de Buenos Aires) pour exiger la libération de Cristina Fernández de Kirchner. L'ancienne présidente argentine a été condamnée à six ans de prison et une inéligibilité pour des faits de corruption. De l'autre côté, Kicillof, en sa qualité de président du Parti justicialiste (PJ) de la province de Buenos Aires, prépare une mobilisation pour le 1er juillet à la quinta de San Vicente (résidence historique), pour commémorer l'anniversaire de la mort de Juan Domingo Perón, fondateur du péronisme.
Máximo Kirchner, fils de Cristina et figure centrale de La Cámpora, sera l'unique orateur de l'événement, confirmant le caractère purement kirchnériste de cette manifestation. Ce courant politique soutient que l'ancienne présidente doit être candidate à la présidentielle, arguant qu'elle est la seule dirigeante capable de représenter cet espace politique.
Le gouverneur résiste à l'idée de provoquer une rupture définitive qui divise déjà le péronisme. Son mouvement, le Movimiento Derecho al Futuro (MDF), fonctionne comme une marque propre, indépendante du kirchnérisme dur. Sa présence au rassemblement d'aujourd'hui reste une inconnue : une délégation du MDF sera présente pour marquer leur existence, mais les kirchnéristes considèrent que ce geste est insuffisant.
L'univers kirchnériste exige de Kicillof une déclaration claire et la reconnaissance du leadership de Cristina Kirchner. Les informations les plus fiables indiquent que le gouverneur choisira d'envoyer une délégation tout en préservant son image, désormais indépendante de l'Instituto Patria (un institut de formation politique proche du kirchnérisme).
Le Frente Renovador de Sergio Massa (un parti péroniste modéré) a confirmé sa présence au rassemblement. Le massisme (le courant de Massa) cherche à se positionner comme l'artisan d'une unité qui, pour l'instant, semble difficile à réaliser. La délégation sera dirigée par la députée nationale Cecilia Moreau et le dirigeant provincial Rubén Eslaiman.
L'atmosphère politique s'est encore tendue après la diffusion d'une vidéo où la législatrice portègne (de la ville de Buenos Aires) Berenice Iañez déclarait : "Cristina Kirchner est vraiment pénible" (traduction libre d'une expression argentine très vulgaire). L'entourage de l'ancienne présidente a répliqué : "Dire que Cristina est pénible alors qu'elle est en prison, c'est franchir une limite humaine".
Un autre incident a éclaté avec la sénatrice nationale Carolina Moisés, interrogée sur la possibilité d'une grâce présidentielle pour Cristina Kirchner si le prochain président est péroniste. Moisés a répondu : "Vous vivez à Disneyland. Tout péroniste qui vous tiendrait ce raisonnement... D'abord, c'est impossible. Personne ne libérera Cristina".
Le député Facundo Tignanelli (La Cámpora) a critiqué ces propos : "Il reconnaît que s'il dit en tant que candidat qu'il veut Cristina libre, il ne devient pas président. C'est sain qu'ils expriment ce qu'ils ressentent et qu'ils reconnaissent que pour eux, Cristina en prison est une opportunité".
Cristina Kirchner a été condamnée à six ans de prison et à l'inéligibilité pour corruption. Le kirchnérisme soutient son innocence et exige sa libération, proposant sa candidature présidentielle. Kicillof dirige son propre espace politique (MDF) tandis que le kirchnérisme attend de lui un soutien sans équivoque.
Alfredo S. Quiroga