Impact des sanctions
La Commission disciplinaire de la FIFA a notifié le 20 août 2026 à la Fédération argentine (AFA) un ensemble de sanctions qui a bouleversé le monde du football. Le châtiment le plus lourd frappe Leandro Paredes, capitaine de Boca Juniors, avec 10 matchs de suspension et une amende de 90 000 USD pour son agression sur l’Espagnol Gavi après la finale de la Coupe du Monde 2026. Son coéquipier Nahuel Molina, désormais à la Roma, a reçu 7 matchs et la même amende, tandis que Thiago Almada et l’adjoint Roberto Ayala ont été suspendus respectivement 1 et 3 matchs avec des amendes de 30 000 USD chacun.
L’AFA devra également payer plus de 561 000 USD d’amendes pour d’autres incidents : exposition du drapeau des Malouines (10 000 USD), comportement inapproprié des spectateurs (20 000 USD), chants discriminatoires (100 000 USD plus 100 000 USD avec sursis) et jets d’objets (91 000 USD). Une fermeture partielle de 50% des gradins pour les deux prochains matchs à domicile a aussi été ordonnée, une mesure qui pourrait être levée si l’AFA met en place un plan de lutte contre la discrimination.
Le chemin de l’appel
Le conseiller juridique de l’AFA, Andrés Patón Urich, a confirmé qu’ils présenteront les motifs du jugement et feront appel devant le Comité d’appel de la FIFA. En cas d’échec, ils envisagent de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS). Auprès du président Claudio “Chiqui” Tapia, on se dit surpris par l’ampleur des suspensions : “Ils l’ont tué”, disent-ils en parlant de Paredes, tout en admettant avoir attendu “quelques matchs” mais pas dix.
Les sanctions sportives ne peuvent être purgées que lors de matchs officiels de l’équipe première. Selon le calendrier, l’Argentine peut organiser jusqu’à quatre amicaux entre le 21 septembre et le 6 octobre, deux en novembre, deux en mars 2027 et deux en juin. Si la peine n’est pas réduite, Paredes pourrait ne pas revenir avant la fenêtre de septembre-octobre 2027. C’est le scénario le plus défavorable, d’où la volonté de l’AFA de négocier une réduction.
Les sanctions les plus lourdes de l’histoire de la Coupe du Monde
La peine de 10 matchs est la deuxième plus sévère de l’histoire de la Coupe du Monde, derrière celle de Samir Shaker (Irak, 1986) qui avait reçu un an de suspension pour avoir craché sur un arbitre. La troisième place est occupée par Luis Suárez pour sa morsure sur Giorgio Chiellini au Brésil en 2014 (9 matchs et 4 mois d’inactivité). Autres cas : Mauro Tassotti (8 matchs pour un coup de coude), Leonardo (4 pour une agression en 1994) et Zinedine Zidane (3 pour son coup de tête à Materazzi en finale 2006).
| Joueur | Sanction | Matchs |
|---|---|---|
| Samir Shaker (1986) | Crachat sur un arbitre | 1 an |
| Leandro Paredes (2026) | Agression sur Gavi | 10 |
| Luis Suárez (2014) | Morsure sur Chiellini | 9 + 4 mois |
| Mauro Tassotti (1994) | Coude à Enrique | 8 |
La sanction de Paredes a suscité des réactions contrastées. Du côté du joueur, on reconnaît que “ce qui a été filmé est inexcusable”, mais on juge le châtiment “disproportionné”. L’AFA espère que le tribunal d’appel réduira la peine à, par exemple, 3 matchs, ce qui lui permettrait de revenir en mars 2027. Dans le pire des cas, il serait disponible pour la Copa América 2028.