23/07/2026 09:14 - Politica
Le débat sur l'accès des étrangers aux services publics a pris un nouvel élan après la finale de la Coupe du Monde 2026, où l'Argentine s'est inclinée face à l'Espagne le 19 juillet 2026. Dans ce contexte, le parti au pouvoir a relancé des initiatives visant à optimiser l'utilisation des ressources de l'État et à prioriser les contribuables locaux.
Le 21 juillet 2026, le député du parti La Libertad Avanza Agustín Romo, accompagné de 18 législateurs de son bloc et d'Alejandro Rabinovich (PRO), a présenté un projet à la législature de la province de Buenos Aires. La proposition vise à facturer les soins dans les hôpitaux publics et les études de premier cycle dans les universités provinciales aux étrangers qui ne peuvent pas justifier d'une résidence permanente.
Les fonds collectés seront destinés à améliorer la capacité d'accueil des hôpitaux et des facultés, permettant d'acquérir des médicaments et des fournitures sans créer de nouvelle bureaucratie.
Ce projet provincial s'ajoute à une initiative similaire présentée en mars 2026 par la législatrice de la ville de Buenos Aires Pilar Ramírez, qui introduit un mécanisme de recouvrement dans les hôpitaux de la capitale pour les soins programmés.
Selon des sources gouvernementales citées par des médias comme TN et Clarín, la Casa Rosada étudie la possibilité de promouvoir des mesures similaires au niveau national. Le conseiller présidentiel Santiago Caputo aurait manifesté son intérêt pour la proposition, laissant présager qu'un député national pourrait déposer un projet en ce sens.
Le sous-secrétaire aux Politiques universitaires, Alejandro Álvarez, a rappelé que le Décret de nécessité et d'urgence (DNU) 366/2025, en vigueur depuis le 28 mai 2025, autorise déjà les universités nationales à facturer les étudiants étrangers sans résidence permanente, bien qu'aucun établissement n'ait encore appliqué cette mesure.
Ce débat s'inscrit dans une réorganisation des priorités de l'État, visant à gérer les ressources de la province de Buenos Aires avec responsabilité. L'initiative ouvre un nouveau chapitre dans le débat législatif, toujours dans l'optique de maintenir l'assistance humanitaire en situation critique et de progresser vers une gestion publique plus efficace.
Alfredo S. Quiroga