Pompiers et résidents du sud du Liban affirment que l'armée israélienne déclencherait délibérément des incendies forestiers à l'aide de fusées éclairantes et de phosphore blanc. Malgré le cessez-le-feu du 17 juin 2026, les foyers dévastent oliveraies et forêts, touchant 30 à 40 % des terres proches de la frontière, un acte qualifié d'écocide par des groupes écologistes.

Alerte environnementale au sud du Liban

Au Liban, petit pays du Moyen-Orient bordant Israël, les pompiers, les résidents et les organisations écologistes du sud ont dénoncé le fait que l'armée israélienne provoquerait délibérément des incendies forestiers. Selon les informations, les flammes auraient commencé après le lancement de fusées éclairantes et de matières incendiaires, et ce, malgré le cessez-le-feu convenu le 17 juin 2026.

Incidents récents et témoignages

Le chef de la défense civile dans la région de Nabatieh, Hussein Fakih, a signalé que le mardi 11 août 2026, l'armée israélienne a largué des fusées éclairantes dans une zone boisée à l'extérieur de Khiam, déclenchant un incendie. Lorsque les pompiers ont tenté d'éteindre les flammes, un drone aurait attaqué à proximité, les forçant à se retirer.

Fakih a indiqué que la plupart de ses missions actuelles sont liées à des incendies, estimant qu'entre 30 % et 40 % des terres proches de la ligne de confrontation ont été touchées. D'autres rapports détaillent que le vendredi 7 août, des munitions israéliennes ont provoqué de grands incendies à Kfarchouba et entre Jezzine et la vallée occidentale de la Bekaa. Le dimanche 9 août, un second drone a déclenché un autre feu dans la même zone, selon Samir Hardan, chef de la station de défense civile.

Méthodes et préoccupations environnementales

L'utilisation de petits drones larguant des matières incendiaires, ainsi que d'obus au phosphore blanc dirigés vers les zones boisées, a été signalée. Des groupes écologistes, comme Green Southerners, ont qualifié ces actions d'écocide. Hisham Younes, fondateur de l'organisation, a averti que la destruction des forêts de pins pignons et de chênes affecte gravement la biodiversité et le passage des oiseaux migrateurs.

Le cas de Yaroun et la perte des oliveraies

Le 1er août 2026, des résidents déplacés du village frontalier de Yaroun ont découvert que leurs oliveraies et arbres fruitiers avaient été incendiés par les troupes israéliennes. Hafez Ghasham, maire de Yaroun, a exprimé que ces arbres, hérités des générations précédentes, constituaient une source vitale de revenus. De plus, il a précisé que 880 des 900 maisons du village avaient été rasées par des bulldozers auparavant.

Source : The Guardian