Le Brésil a décidé de réduire au minimum ses relations diplomatiques avec l'Argentine après les insultes répétées de Javier Milei envers Lula da Silva. Le chancelier Pablo Quirno a confirmé qu'il n'y aura pas d'excuses et a annoncé un sommet des présidents de droite à Buenos Aires.

L'élément déclencheur de la crise

Le conflit a escaladé après les déclarations de Javier Milei lors de sa visite au Brésil le 25 juillet 2026, où il a participé à la convention du Parti libéral qui a officialisé la candidature de Flávio Bolsonaro pour l'élection présidentielle du 4 octobre 2026. Là, le président argentin a qualifié Lula da Silva de « voleur », « détenu » et « déchet socialiste », et a également attaqué le juge de la Cour suprême fédérale, Alexandre de Moraes.

Quelques jours plus tard, le 3 août 2026, Milei a réitéré les insultes dans des interviews avec des médias argentins (LN+, Radio Mitre et La Casa Streaming), se justifiant en affirmant : « J'ai des formes horribles, mais je dis la vérité ». Le gouvernement brésilien a interprété cette intervention comme une ingérence dans les affaires internes et une offense aux institutions démocratiques.

La réponse cinglante du Brésil

Le 4 août 2026, le chancelier brésilien Mauro Vieira a remis une protestation formelle à l'ambassadeur argentin au Brésil, Daniel Raimondi. Le Brésil a pris une décision sans précédent dans les relations bilatérales : retirer son ambassadeur en Argentine, Julio Bitelli, et réduire le lien diplomatique au niveau minimum de « chargé d'affaires » selon la Convention de Vienne de 1961.

Vieira a qualifié la situation de « provocation sans précédent en plus de 200 ans de relations bilatérales ». De son côté, Lula da Silva a répondu en qualifiant la visite de Milei de « clowneries » et a averti : « Tant que je serai en vie, personne de l'extérieur ne se mêlera des élections brésiliennes ». L'ambassadeur argentin, Daniel Raimondi, a été rappelé en Argentine.

La position de l'Argentine : pas d'excuses et un sommet en préparation

Le 5 août 2026, le chancelier argentin Pablo Quirno a tenu une conférence de presse où il a confirmé que le gouvernement ne présentera pas d'excuses au Brésil. Quirno a « regretté » la décision unilatérale d'Itamaraty de « s'isoler pour des questions purement idéologiques » et a souligné qu'« il y a eu des insultes des deux côtés ».

Quirno a défendu Milei et a contre-attaqué en mentionnant que « Lula lui-même a rendu visite à la présidente Cristina Kirchner lors de sa résidence surveillée, et il n'y a eu aucune plainte d'ingérence ». Il a également révélé que le gouvernement travaille à l'organisation d'un sommet des présidents de droite à Buenos Aires, pour réunir la douzaine de pays alignés sur les idées de liberté dans la région, célébrant le changement idéologique qui traverse l'Amérique du Sud.

Malgré les profondes différences idéologiques, on espère que les liens commerciaux et le dialogue entre les peuples pourront rester solides, ouvrant la voie à une future réconciliation et à une région plus intégrée et prospère.