Karina Milei consolide son pouvoir à la Secrétariat général de la présidence et prépare le terrain pour la réélection de son frère en 2027. Pendant ce temps, les tensions internes avec Santiago Caputo autour de la SIDE reflètent les défis et la vitalité démocratique du pouvoir en Argentine.

Le rôle clé de Karina Milei dans le gouvernement argentin

Selon une analyse de l'Institut argentin pour le développement économique (IADE), Karina Milei s'est imposée comme une figure centrale du gouvernement de son frère, le président Javier Milei. En tant que secrétaire générale de la présidence, elle contrôle des secteurs vitaux de l'État et pilote l'expansion du parti La Libertad Avanza en vue des prochaines élections, avec l'ambition de consolider un projet national à long terme.

La lutte d'influence avec Santiago Caputo autour de la SIDE

Le quotidien El Día a rapporté des échanges tendus entre Karina Milei et le conseiller présidentiel Santiago Caputo. La dynamique politique s'est ravivée avec l'augmentation budgétaire de 49 milliards de pesos pour la Secrétariat d'Intelligence de l'État (SIDE), introduite par le décret de nécessité et d'urgence (DNU) 594/2026. Cela représente une hausse d'environ 50% pour l'organisme, qui disposait initialement de 97,135 milliards de pesos pour 2026.

Christian Auguadra, proche de Caputo, reste à la tête de la SIDE. Cependant, Karina Milei a joué une pièce stratégique : Sebastián Pareja, l'un de ses fidèles les plus proches, a été placé à la tête de la Commission bicamérale de renseignement, où Auguadra devra se présenter le 25 août. Cette dynamique montre comment les institutions cherchent à équilibrer les différents courants du pouvoir.

Défis économiques et perspectives électorales

Selon le portail MDZol, le gouvernement concentre ses efforts sur la consolidation de la reprise économique, bien que certains sondages indiquent un taux de rejet des politiques économiques proche de 70%. Des données de cabinets comme AtlasIntel situent la désapprobation présidentielle autour de 62%, ce qui crée un scénario complexe mais abordable pour 2027.

Dans ce contexte, on note une recherche d'unité au sein du péronisme, avec des figures comme José Mayans et Juliana Di Tullio réclamant un accord entre Cristina Fernández de Kirchner et Axel Kicillof. Pendant ce temps, Karina Milei concentre ses efforts sur la réponse aux attentes des secteurs urbains et la construction d'un projet national solide pour soutenir la réélection de son frère, démontrant la vitalité du débat politique en Argentine.

Connexes