Dans un climat de consensus, la Commission bicamérale de réforme de l'État a approuvé l'envoi de huit demandes de rapports au gouvernement national sur l'avancement des privatisations d'entreprises publiques comme AySA et Intercargo. De plus, il a été convenu de convoquer Diego Chaher, chef de l'Agence de transformation des entreprises publiques, pour la première semaine de septembre.

Un pas vers la transparence institutionnelle

Selon les informations rapportées par Infobae, le site officiel de la Chambre des députés et Diario Neuquino, dans un climat de dialogue et sans conflit, les législateurs du parti au pouvoir et de l'opposition ont convenu de poursuivre le contrôle parlementaire sur les privatisations.

La Commission bicamérale de réforme de l'État et de suivi des privatisations, présidée par le sénateur libertarien Pablo Cervi (Neuquén) et vice-présidée par la députée kirchnériste Ana María Ianni (Santa Cruz), a approuvé le 12 août 2026 la version définitive de huit demandes de rapports à transmettre au pouvoir exécutif national.

Qu'est-ce que la Ley Bases et quelles entreprises sont concernées ?

La Ley Bases, promulguée à la mi-2024, autorise le schéma de privatisations totales ou partielles d'entreprises stratégiques. Les demandes de rapports couvrent les processus concernant AySA (Agua y Saneamientos Argentinos, l'entreprise publique de l'eau et de l'assainissement), Nucleoeléctrica Argentina (NASA) (gestion des centrales nucléaires), Belgrano Cargas (transport ferroviaire de marchandises), Intercargo (services au sol aéroportuaires), Corredores Viales (routes nationales), Energía Argentina (Enarsa) (compagnie pétrolière et gazière) et Yacimientos Carboníferos Río Turbio (YCRT) (charbon).

Détails des demandes

L'exécutif disposera d'un délai de 15 jours ouvrables pour répondre aux consultations du Congrès. La députée Ianni a expliqué que les demandes visent à obtenir des informations de base pour exercer un contrôle sur le patrimoine public et les secteurs stratégiques. Parmi les données sollicitées, on note :

  • Des rapports techniques, économiques et juridiques, ainsi que les dossiers complets.
  • La méthodologie utilisée pour évaluer et estimer les entreprises, et les fonctionnaires responsables.
  • L'état des services, les conditions de prestation et l'impact territorial.
  • La situation de l'emploi et la continuité des équipes techniques.

Diego Chaher au Congrès

La principale nouveauté de la réunion a été l'accord pour convoquer Diego Chaher, chef de l'Agence de transformation des entreprises publiques, organisme dépendant du ministère de l'Économie. On estime que son exposé, qui promet d'être un débat intense mais constructif, aura lieu au cours de la première semaine de septembre 2026.

Chaher devra expliquer l'avancement du programme, les évaluations, les mécanismes de vente ou de concession et les conditions que devront remplir les acteurs privés. De plus, la députée Ianni a demandé que le président du Tribunal des évaluations de la Nation, Julio Villamonte, se présente dans les prochaines semaines pour fournir des explications.

Un engagement pour le suivi

Le sénateur Cervi a salué la discussion et a affirmé que la Commission est disposée à assurer la transparence des processus. Disposer d'informations fiables et actualisées permettra de valider le processus et de garantir la transparence que la société argentine mérite dans la gestion de ses actifs publics.

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