13/06/2026 21:13 - Politica
Oficina gubernamental con funcionarios analizando documentos en una reunión política tensa, escritorio con papeles y pantallas mostrando estadísticas
La Casa Rosada (équivalent argentin du Palais de l'Élysée) déploie une stratégie politique pour éviter la destitution de Manuel Adorni, chef de Cabinet des ministres. Selon Letra P, l'aile libertarienne espère que la motion de censure n'aboutira pas, comptant sur le fait que les pressions de Mauricio Macri ne trouveront pas de consensus au sein du PRO.
Cependant, si le pire scénario se concrétise, le président Javier Milei a préparé un plan B inédit : signer à nouveau le décret de nomination d'Adorni si le Congrès le destitue.
La Casa Rosada est le siège du pouvoir exécutif argentin, situé à Buenos Aires. Son nom vient de sa couleur rose caractéristique.
Le PRO (Proposition républicaine) est un parti politique de centre-droit fondé par Mauricio Macri, ancien président (2015-2019).
Le péronisme est le principal mouvement politique argentin depuis les années 1940, fondé par Juan Perón. Le kirchnérisme en est l'aile gauche, menée par Cristina Fernández de Kirchner.
Javier Milei, économiste libertarien, est président depuis décembre 2023. Son style politique inédit bouleverse le paysage traditionnel argentin.
L'ancien président Mauricio Macri a publié deux communiqués sévères ces dernières heures contestant le chef de Cabinet. Jeudi vers 17 heures, le parti "jaune" (couleur du PRO) a averti que "à ce stade, l'attitude la plus responsable est de protéger le changement, en agissant avec transparence".
Vendredi, Macri est allé plus loin avec un message direct : "Monsieur le Président : ceux qui soutiennent le changement veulent que vous défendiez le changement et non Adorni". Cette position est partagée par Juan Schiaretti et des représentants cordobiens de Provincias Unies, ainsi que par la sénatrice Alejandra Vigo.
Selon Letra P, le calme affiché par les frères Milei et Adorni en privé contraste avec l'inconfort généré à l'intérieur. Ministres, secrétaires et conseillers considèrent que la continuité du chef de Cabinet complique l'image du Président et paralyse partiellement la gestion de nombreuses zones.
Une étude de l'agence Enter Comunicación a enregistré une croissance négative exponentielle dans les conversations sur Adorni :
| Date | Mentions | Motif |
|---|---|---|
| 10 juin | 135 000 | Début du scandale |
| 11 juillet | 323 000 | Déclaration sous serment et interview |
Ce volume représente le pic le plus élevé de conversations en réseaux sociaux sur ce fonctionnaire, dépassant les mentions liées à l'enquête judiciaire sur ses voyages et les polémiques sur son patrimoine.
Le Gouvernement considère que la négativité autour d'Adorni masque les triomphes de son modèle économique :
Manuel Adorni a reconnu avoir omis 500 000 USD dans ses déclarations sous serment. Son patrimoine est passé de moins de 20 millions de pesos à 944 millions de pesos. L'enquête judiciaire est menée par le juge Ariel Lijo et le procureur Gerardo Pollicita.
Au Sénat, Victoria Villarruel a convoqué une session pour interpellation et vote de censure. Le péronisme a besoin de 37 voix pour le destituer. Patricia Bullrich négocie avec des alliés potentiels comme Camau Espínola, Alejandra Vigo, Flavia Royón, Julieta Corroza, Beatriz Ávila et des sénateurs de Misiones.
La motion de censure à la Chambre des députés compte 120 signatures (il en faut 129 pour le quorum) et une session spéciale a été demandée pour le 24 juin.
Alfredo S. Quiroga
Conspiraciones