26/06/2026 18:35 - Internacionales
Un incident spectaculaire a frappé Pékin ce vendredi 26 juin 2026, lorsqu'un petit avion de sport s'est écrasé contre la Tour CITIC, le bâtiment le plus haut de la capitale chinoise.
Le crash s'est produit dans le quartier de Guomao, le principal centre financier de Pékin, situé dans le district de Chaoyang, vers 18h00 heure locale (10h00 GMT). L'édifice de 109 étages et 528 mètres de hauteur a subi des dommages à ses niveaux supérieurs.
Selon CNN et la base de données Aviation Safety Network, l'aéronef impliqué est un Sunward SA 60L Aurora, un avion léger de sport de fabrication chinoise, immatriculé B-12PP, appartenant à la compagnie Shuangyue General Aviation. Le vol avait pour origine et destination l'aéroport Beijing Shifosi, au nord-est de la ville.
Pour comprendre l'ampleur de cet événement, il faut savoir que le China Zun est le symbole architectural moderne de Pékin. Son nom vient d'un ancien récipient cérémoniel chinois utilisé pour le vin, appelé « Zun ». Inauguré en 2018, il domine l'horizon du district financier.
Marcos Sabio, un témoin espagnol résidant à Pékin, a raconté à l'agence EFE : « Vers 18h, je suis allé à la salle de sport située au cinquième étage de mon immeuble. J'ai entendu un bruit, vu un peu de fumée, et j'ai immédiatement reçu un message de mon entreprise nous informant qu'un avion s'était écrasé contre le bâtiment d'en face. »
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des débris tombant depuis la partie supérieure du gratte-ciel ainsi que la queue de l'avion visible dans la structure. Au sol, un taxi a été endommagé.
Jusqu'à présent, les autorités chinoises n'ont communiqué aucune information sur d'éventuelles victimes. Plusieurs questions restent sans réponse :
Un élément notable : les recherches sur les plateformes chinoises comme Weibo et Douyin ne donnent aucun résultat récent sur cet incident, ce qui suggère une possible censure gouvernementale.
En 2021, la Chine a interdit la construction de nouveaux gratte-ciel de plus de 500 mètres et a limité « strictement » ceux de plus de 250 mètres, en raison de préoccupations liées à la sécurité structurelle et aux difficultés pour trouver des locataires.
La construction du China Zun a également fait l'objet de controverses. Selon le journal hongkongais Ming Pao, les étages supérieurs permettaient d'observer des zones sensibles du complexe de Zhongnanhai, résidence des dirigeants du Parti communiste chinois, ce qui aurait motivé des modifications architecturales avant son ouverture.
Alfredo S. Quiroga