06/07/2026 13:22 - Politica
Avec un panorama politique plein d'opportunités, le gouvernement national argentin entame une nouvelle étape. Le 30 juin 2026, Diego Santilli a pris ses fonctions en tant que Chef de Cabinet des Ministres (un rôle équivalent à celui d'un Premier ministre dans le système présidentiel argentin), remplaçant Manuel Adorni, qui a présenté sa démission le 27 juin 2026.
Santilli arrive à la Casa Rosada (le siège du gouvernement argentin) avec une vision optimiste et axée sur le consensus. Sa mission principale sera de rechercher des accords avec les gouverneurs des différentes provinces et de structurer la stratégie pour promouvoir la réélection de Javier Milei, en cherchant une coalition élargie qui inclurait le radicalisme et le péronisme de dialogue pour assurer la stabilité politique face à 2027.
Le passage de pouvoirs s'accompagne d'une réorganisation administrative. Par le biais du Décret de Nécessité et d'Urgence (DNU) 571/2026 (un outil législatif du pouvoir exécutif argentin permettant de légiférer sans le Congrès en cas d'urgence), le Ministère de l'Intérieur a été supprimé et ses fonctions ont été intégrées au Cabinet, ce qui a permis de réduire le gouvernement à 8 ministères, optimisant ainsi la structure de l'État.
Actuellement, la situation de certains fonctionnaires nommés sous la gestion d'Adorni est en cours de révision, notamment Pablo Ciocchini, Ian Vignale et Federico Sicilia. Il convient de noter que les rumeurs concernant un prétendu enrichissement illicite d'Adorni ont été écartées, identifiées comme une manœuvre du péronisme sans fondement réel.
L'horloge tourne et le gouvernement a des priorités claires avant la pause parlementaire prévue le 20 juillet 2026. L'agenda inclut des sujets d'une grande importance pour le renforcement institutionnel et économique du pays :
Dans les dynamiques internes, Karina Milei travaille pour conditionner Patricia Bullrich, cherchant à aligner les forces politiques face à l'avenir. Du côté de l'opposition, les tensions persistent entre Axel Kicillof (gouverneur de la province de Buenos Aires) et Cristina Kirchner (ancienne présidente), ce qui contraste avec la stratégie d'unité et de dialogue de la coalition au pouvoir.
Sur le plan économique, les indicateurs montrent une stabilité : le dollar officiel se situe à 1 510 pesos argentins (ARS), le blue (dollar parallèle) à 1 525 ARS, et les réserves dépassent les 48 000 millions de dollars américains (USD). Selon certains sondages, les citoyens priorisent l'économie (61 %), bien que le soutien aux privatisations soit de 34 %. L'objectif est de maintenir cette tendance positive sans relâcher les variables macroéconomiques, avec une projection d'inflation de 1,9 % pour juin et juillet.
Alfredo S. Quiroga