10/07/2026 15:51 - Internacionales
Au milieu de l'incertitude générée par le conflit au Moyen-Orient, le président des États-Unis, Donald Trump, a délivré ce vendredi 10 juillet 2026 un message alliant fermeté et ouverture à la paix. Via sa plateforme Truth Social, Trump a annoncé que les États-Unis ont accepté de poursuivre les négociations avec la République islamique d'Iran, à la demande de cette dernière, bien qu'il ait été catégorique : Le cessez-le-feu est terminé.
Le conflit, qui a éclaté le 28 février 2026, avait atteint un cessez-le-feu en avril qui s'est récemment effondré. La volonté de reprendre le dialogue représente un véritable espoir pour la stabilité mondiale.
La situation s'est complexifiée suite à la fin des bombardements américains. Le Commandement central de l'armée américaine a informé avoir atteint environ 90 cibles militaires en Iran. Cependant, peu de temps après, de nouvelles frappes aériennes non revendiquées ont été signalées dans des provinces comme Bushehr et le Sistan-Baloutchistan.
Pour comprendre ce contexte, il faut savoir que ces attaques ont coïncidé avec les funérailles du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, décédé à l'âge de 86 ans au début de l'année. L'Iran a répondu à l'offensive par des attaques vers Bahreïn, la Jordanie, le Koweït et le Qatar, déclenchant les sirènes d'alerte aux missiles dans toute la région.
L'une des principales préoccupations internationales est le détroit d'Ormuz. Pour ceux qui ne connaissent pas la géographie locale, ce détroit est une voie navigable étroite et stratégiquement vitale entre le golfe Persique et le golfe d'Oman, par laquelle transite environ 20% du pétrole et du gaz naturel dans le monde. Alors que les pays du Golfe et les États-Unis exigent une libre circulation, l'Iran cherche à imposer un contrôle exclusif et la collecte de taxes, ce qui maintient bloqués environ 6 000 marins dans la zone.
Malgré ces tensions, il y a des signes encourageants sur les marchés de l'énergie : les prix du pétrole ont chuté de manière notable depuis leurs sommets de 120 dollars le baril atteints lors des pics du conflit, se stabilisant à des niveaux plus gérables pour l'économie mondiale.
Pour éviter une nouvelle escalade, les pays arabes du Golfe ont intensifié le dialogue. Le dirigeant des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, s'est rendu au Koweït pour coordonner les efforts. De plus, le chef de la diplomatie du Qatar, ainsi que le Pakistan, continue de jouer un rôle clé dans la médiation entre l'Iran et les États-Unis afin de consolider un accord qui empêcherait un retour à une guerre ouverte.
Le Qatar et le Pakistan jouent souvent le rôle de médiateurs au Moyen-Orient en raison de leurs bonnes relations diplomatiques avec l'Iran et les puissances occidentales, cherchant toujours à maintenir la stabilité économique mondiale.
Source : Infobae
Alfredo S. Quiroga