11/07/2026 09:04 - Politica
Le gouvernement du président argentin Javier Milei, par l'intermédiaire de son chef de cabinet Diego Santilli, cherche à faire avancer une réforme politique visant à supprimer les PASO (Primaires Ouvertes, Simultanées et Obligatoires) avant les élections de 2027. Cependant, les alliés du parti PRO craignent d'être laissés pour compte et exigent des garanties exécutoires pour accompagner cette mesure.
Les PASO (Primarias Abiertas Simultáneas y Obligatorias) sont un système électoral argentin unique en son genre. Institué en 2009, il oblige tous les partis politiques à tenir des primaires ouvertes à tous les électeurs le même jour, pour désigner leurs candidats officiels avant l'élection générale. Supprimer ce système modifierait profondément la façon dont les Argentins choisissent leurs futurs dirigeants.
Le chef du bloc macriste (PRO), Martin Goerling, a assuré que son bloc ne voterait pas l'abrogation des primaires. L'inquiétude du PRO réside dans le fait que, si les PASO sont supprimées et que les colectoras (listes conjointes) sont autorisées, ils dépendront de la bonne volonté du parti libertarien pour obtenir des places sur les listes finales.
La sénatrice Patricia Bullrich a déclaré le 9 juillet dernier que les listes conjointes déforment le système politique. Selon elle, ce système transfère la primaire à l'élection générale, générant deux listes distinctes accrochées au binôme qui dispute la présidence. Pour de nombreux alliés, ce schéma ouvre une lutte dangereuse pour conserver les sièges si le parti de La Libertad Avanza (LLA) s'empare de la liste complète.
La crainte du PRO : Au sein du macrisme, on se lamente en rappelant que les libertariens ont auparavant conclu des pactes avec le péronisme plutôt qu'avec eux sur des sujets tels que l'Audit et la Commission bicamérale du Renseignement.
Le gouvernement a besoin d'atteindre 37 sénateurs pour approuver la réforme, mais n'en compte actuellement que 21. La clé réside dans les gouverneurs qui ont les votes mais pas de candidat à la présidence. Ce groupe comprend les gouverneurs radicaux (UCR) Alfredo Cornejo, Leandro Zdero, Carlos Sadir, Juan Pablo Valdes et Maximiliano Pullaro, ainsi que ceux du PRO Rogelio Frigerio, Ignacio Torres, Mauricio Macri et Alfredo De Angeli.
À cela s'ajoutent les positions divisées des gouverneurs péronistes : tandis que Osvaldo Jaldo (Tucuman) rejette l'élimination des PASO, Raul Jalil (Catamarca) y est favorable. Le bloc de 25 sénateurs péronistes maintient fermement son refus de la réforme.
Alfredo S. Quiroga