17/06/2026 21:04 - Politica
El hemiciclo del Senado argentino durante una sesión legislativa, con los legisladores en sus bancas y el ambiente tenso propio de un debate político de alto impacto
Le Sénat argentin a reporté sa session au 25 juin 2026, une manœuvre qui permet au gouvernement de retarder l'examen du projet d'interpellation contre Manuel Adorni. Cependant, cette mesure n'a pas réussi à freiner le consensus qui se forme autour de la citation du chef de cabinet pour le 2 juillet 2026.
La décision a été adoptée lors de la réunion de Labor Parlementaire, où les blocs d'opposition ont proposé de traiter lors de la prochaine session un projet pour citer à l'interpellation le fonctionnaire. La présidente du bloc La Libertad Avanza, Patricia Bullrich, a maintenu un long entretien avec les blocs dialoguistes, qui ont anticipé leur décision de promouvoir l'interpellation.
Manuel Adorni occupe le poste de chef de cabinet (équivalent à un Premier ministre dans le système argentin), un rôle clé dans la coordination des ministères. La Libertad Avanza est le parti libertarien du président Javier Milei, élu en 2023. Patricia Bullrich, ancienne ministre de la Sécurité, en est l'une des figures principales. Le PRO (Proposition républicaine) est un parti de centre-droit fondé par l'ancien président Mauricio Macri (2007-2015), allié occasionnel du gouvernement Milei.
En Argentine, l'interpellation est un mécanisme constitutionnel permettant au Congrès de citer un ministre ou le chef de cabinet pour qu'il explique sa gestion. Si les explications ne sont pas satisfaisantes, une motion de censure peut être votée, forçant le fonctionnaire à démissionner. Cela nécessite une majorité absolue des législateurs.
Le président du bloc PRO, Martín Goerling Lara, a été catégorique : la permanence d'Adorni au poste de chef de cabinet "n'est plus possible". Il a prévenu que son bloc accompagnera "une demande de censure ou de révocation" si le fonctionnaire ne donne pas d'explications sur son patrimoine.
"Adorni ne peut plus rester à son poste, notre parti l'a dit et l'ancien président Mauricio Macri l'a exprimé dans un communiqué. La continuité d'Adorni à son poste brise le lien avec la société et paralyse la gestion", a affirmé Goerling Lara.
Le projet d'interpellation compte déjà 25 votes assurés, auxquels s'ajouteraient :
Adorni fait face à des questionnements sur une augmentation patrimoniale de 775% dans ses déclarations jurées, passant de 20 à 944 millions de pesos. Le fonctionnaire a reconnu une omission de 500 000 USD. Le juge Ariel Lijo enquête sur l'affaire.
À la Chambre des Députés (équivalent de l'Assemblée nationale française), l'opposition rassemble 120 signatures des 129 nécessaires pour une motion de censure. La session est programmée pour le 23 juin 2026.
Le président Javier Milei maintient son soutien au fonctionnaire avec le message : "S'il y a ne serait-ce que 1% de possibilité, lutte à 100%".
Avec le report de la session du Sénat, le gouvernement dispose maintenant d'environ 15 jours pour définir s'il maintient Adorni à son poste ou décide de l'en séparer. L'interpellation est prévue pour le 2 juillet 2026, date à laquelle le chef de cabinet devra répondre aux questions des sénateurs sur son patrimoine et sera exposé à une éventuelle motion de censure.
Source : La Nueva, 17/06/2026
Alfredo S. Quiroga