21/06/2026 21:59 - Politica
Mauricio Macri en un acto político en Mar del Plata con el mar de fondo, banderas argentinas y simpatizantes del PRO, día soleado, ambiente de campaña política.
La scène politique argentine s'agite à Mar del Plata, la célèbre ville balnéaire de la côte atlantique. Mauricio Macri, ancien président et leader du parti PRO (Proposition Républicaine), est attendu en ville ce vendredi 26 juin 2026. Son arrivée ne passe pas inaperçue : elle survient alors que l'alliance entre le PRO et le parti de droite libertarienne La Libertad Avanza (LLA), dirigé par le président Javier Milei, traverse une crise majeure.
Pour comprendre l'enjeu, il faut savoir que le PRO cherche à maintenir son identité et son influence au sein du gouvernement national, sans être absorbé par le mileïsme. Macri vient ici pour « récupérer la centralité politique » et éviter la fuite de ses militants vers le parti au pouvoir.
La visite de Macri est assombrie par le scandale entourant Manuel Adorni, ancien sous-secrétaire et bras droit de Milei. Ce dernier a dû démissionner après qu'une motion de censure a récolté 120 des 129 signatures au Congrès. Les accusations portent sur une augmentation patrimoniale fulgurante : ses actifs seraient passés de 20 millions à 944 millions de pesos (une hausse de 775%) entre 2023 et 2025, suscitant une indignation transversale.
Face à cette tempête, Javier Milei a nommé Adrián Ravier comme nouveau porte-parole, tente d'apaiser les esprits. Cependant, le malaise persiste au sein du PRO, qui critique ouvertement la protection accordée à des figures controversées du gouvernement.
Avant même l'arrivée de Macri, un autre acteur clé a fait mouvement : Ignacio 'Nacho' Torres. Gouverneur de la province de Chubut (en Patagonie) et figure émergente de la génération des moins de 40 ans, Torres était présent à Mar del Plata pour le lancement du navire San Severo.
Sa visite, soigneusement orchestrée, inclut des rencontres avec le sénateur Guillermo Montenegro. Torres incarne une alternative moderne au sein du PRO, cherchant à séduire l'électorat modéré alors que le pays traverse une période d'ajustement économique sévère.
Le maire Agustín Neme, en fonction depuis six mois, fait face à une équation complexe. Héritier d'une gestion économique difficile, il mise sur la proximité territoriale. Voici un résumé de ses priorités :
| Secteur | Actions | Défis |
|---|---|---|
| Sécurité | Renfort des patrouilles municipales, unités motorisées. | Gestion des personnes en situation de rue. |
| Infrastructures | Réparation rapide des nids-de-poule, éclairage LED. | Manque de grands projets nationaux. |
| Politique | Construction d'une image de gestionnaire efficace. | Équilibre fragile avec les alliés pour 2027. |
Un point notable est la stratégie de « confrontation sélective ». Neme critique vertement le gouverneur Kicillof (adversaire historique du PRO) pour le manque de fonds, mais évite soigneusement d'attaquer Milei, malgré la perte de ressources nationales. Une décision politique calculée pour ne pas se brouiller avec le pouvoir central.
Alors que Torres prépare l'avenir et que Macri tente de prouver qu'il reste pertinent, une interrogation persiste : qui occupera le centre de la scène politique argentine une fois la lune de miel avec le mileïsme terminée ?
Source : La Capital de Mar del Plata
Alfredo S. Quiroga