25/06/2026 15:11 - Politica
En moins de 15 minutes, Patricia Bullrich a désamorcé la session spéciale que le péronisme avait convoquée pour ce jeudi 25 juin 2026 au Sénat, où l'on prétendait avancer vers une éventuelle interpellation de Manuel Adorni, le chef de Cabinet mis en cause pour une augmentation patrimoniale de 775%.
La manœuvre a consisté à ordonner aux sénateurs de La Libertad Avanza (le parti du président Milei) de ne pas s'asseoir sur leurs bancs, empêchant ainsi d'atteindre le quorum de 37 législateurs nécessaire pour entamer le débat. Le message au président Javier Milei a été direct : « Le Gouvernement doit prendre une décision : nous ne pouvons pas continuer avec le chef de Cabinet, cela nous paralyse le Congrès », selon des sources proches de Bullrich.
Manuel Adorni, porte-parole et chef de Cabinet du gouvernement Milei, fait face à des accusations d'augmentation patrimoniale suspecte de 775%, passant de 20 millions à 944 millions de pesos argentins (environ 900 000 USD selon le taux officiel). Cette situation a déclenché une crise politique.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Motion de censure | Accumule 120 signatures sur 129 nécessaires |
| Session des Députés | Échec par manque de quorum (117 présents sur 129 nécessaires) |
| Nouveau porte-parole | Adrián Ravier remplacera Adorni |
| Citation au Sénat | Adorni doit comparaître le 2 juillet 2026 |
Le juge Ariel Lijo est chargé de l'enquête judiciaire pour suspicion d'enrichissement illicite.
Communiqué officiel : « Ni La Libertad Avanza ni le kirchnerisme n'ont donné quorum pour traiter notre projet d'interpellation de Manuel Adorni. Nous continuerons à insister pour que les Argentins obtiennent les explications qu'ils méritent ».
Communiqué : « Le Sénat ne peut pas rester paralysé », se joignant à la revendication sur la situation institutionnelle.
La commission des Affaires constitutionnelles, présidée par Agustín Coto (LLA), se réunira le mercredi 25 juin à 15 heures pour traiter les projets contre Manuel Adorni présentés tant par le PJ que par le PRO.
Aux Députés, le débat a également été renvoyé à la Commission des Affaires constitutionnelles depuis le 30 juin 2026. L'opposition cherche à ce qu'Adorni fournisse des explications sur son évolution patrimoniale, tandis que le gouvernement tente de désactiver la crise sans céder aux demandes de démission.
C'est un mécanisme constitutionnel par lequel le Congrès peut convoquer des ministres pour qu'ils fournissent des explications sur leur gestion. Dans le cas d'une motion de censure, elle nécessite une majorité qualifiée des deux tiers des présents pour être approuvée. Avec La Libertad Avanza disposant de plus de 90 législateurs, atteindre cette majorité est mathématiquement impossible.
Alfredo S. Quiroga