22/07/2026 03:47 - Internacionales
Mardi 21 juillet 2026
Les forces du Commandement central des États-Unis (CENTCOM) ont exécuté ce 21 juillet 2026 une nouvelle série de bombardements contre des cibles militaires du régime iranien. L'offensive s'est prolongée pendant la onzième nuit consécutive et fait partie de la campagne militaire lancée après la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran.
Dans un communiqué, le CENTCOM (le commandement unifié du Département de la Défense des États-Unis responsable de la région du Moyen-Orient) a indiqué que les opérations avaient commencé à 19h00 (heure de l'Est des États-Unis). Les attaques visent à affaiblir la capacité militaire iranienne de menacer la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz, l'une des routes maritimes les plus importantes pour le transport mondial de pétrole, reliant le golfe Persique au golfe d'Oman. Divers médias iraniens ont signalé des explosions dans des régions clés telles que Tabriz (nord-ouest), Sirik (sud) et l'activation des défenses antiaériennes à Téhéran.
Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, s'est présenté devant le Sénat pour défendre la stratégie et a demandé près de 70 milliards de dollars supplémentaires. Le coût du conflit s'élève déjà à 37,5 milliards de dollars, contre 29 milliards estimés début mai.
Le Pentagone a confirmé la mort récente de trois soldats américains, portant le nombre de militaires tués à 17 depuis le début de la campagne le 28 février 2026. De plus, près d'une centaine de soldats ont été blessés ces dernières semaines.
Depuis la fin du cessez-le-feu le 8 juillet 2026, l'Iran a intensifié ses réponses, tirant des missiles et des drones sur des bases américaines en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn. Le gouvernement perse a affirmé avoir attaqué des infrastructures critiques, notamment des centrales électriques, des usines de dessalement au Koweït et un important centre de données d'Amazon à Bahreïn.
La tension s'étend également à la mer Rouge. Après un bombardement saoudien sur l'aéroport de Sanaa, les Houthis du Yémen (un groupe rebelle soutenu par l'Iran) ont annoncé un blocus maritime contre les ports d'Arabie saoudite. Cette semaine, deux pétroliers saoudiens ont dû faire demi-tour en mer Rouge face aux menaces yéménites, ce qui menace d'ouvrir un nouveau front de guerre et de faire grimper encore plus les prix des matières premières.
L'instabilité dans le détroit d'Ormuz a eu un fort impact sur les marchés de l'énergie. Le prix du pétrole Brent a dépassé les 92 dollars le baril (atteignant son plus haut niveau depuis juin), tandis que le West Texas Intermediate (WTI) a progressé de 1% pour s'établir à 85,19 dollars. Hegseth a affirmé que les États-Unis maintiennent une opération depuis mai qui a permis le passage d'environ 500 millions de barils de pétrole dans la zone, mais le risque d'effondrement du flux commercial tient les marchés en haleine.
Alfredo S. Quiroga