Le Brésil, les États‑Unis et un accord non contraignant entre Meteoric Resources (Australie) et Ucore Rare Metals (Canada) prévoient une chaîne d’approvisionnement en terres rares depuis le Minas Gerais brésilien jusqu’à la Louisiane et la Caroline du Nord, où le Pentagone soutient financièrement Vulcan Elements, tandis que le fonds 1789 Capital, lié à Donald Trump Jr., investit dans le projet. Le cadre juridique brésilien, notamment la loi 2,780/2024 promulguée par le président Lula, impose une évaluation de risques géopolitiques qui pourrait retarder la licence d’exploitation attendue en mai 2026.

Contexte du projet

19,2 kha du terrain du projet Caldeira au Minas Gerais renferment 1,6 milliard de tonnes de matière première. Meteoric Resources exporte le minerai vers Ucore Rare Metals à La Fayette (Louisiane) où il est transformé, pour ensuite être livré à Vulcan Elements en Caroline du Nord afin de fabriquer des aimants critiques pour les secteurs militaire et technologique.

Détails clés

3 000 t annuelles prévues d’oxydes de terres rares, objectif de 12 500 t à terme. Licence prévue pour mai 2026 après évaluation de l’INM (Instituto Nacional de Mineralogia). Le gouvernement brésilien utilise Ley 2.780/2024 pour analyser tout accord affectant la sécurité économique ou géopolitique.

Informations géopolitiques

Accord non contraignant conclu entre Meteoric Resources et Ucore Rare Metals. Selon le mémorandum, le projet visera à créer une chaîne d’approvisionnement intégrée entre le Brésil et les États‑Unis. Le fonds 1789 Capital, lié à Donald Trump Jr., possède une participation significative, tandis que le Pentagone a accordé un prêt conditionnel de 620 MUSD à Vulcan Elements.

Risque et perspectives

Scénario possible : si la licence du projet Caldeira est accordée, cela ouvrira la voie à des exportations de terres rares, mais le cadre législatif brésilien peut imposer des conditions ou des retards, notamment en raison de la leçon de sécurité économique exigée par la loi 2.780/2024. Des tensions diplomatiques sont prévues entre le Brésil et les États‑Unis si le projet progresse sans pleine conformité légale.