Le radicalisme de la province de Buenos Aires officialisera ses nouvelles autorités lors d'un événement à La Plata. Emiliano Balbín et Pablo Nicoletti prendront la direction du comité et de la convention, avec l'objectif des élections de 2027, afin de consolider une alternative au pouvoir local.

Un nouveau chapitre pour le radicalisme bonaerense

L'Union Civique Radicale (UCR), l'un des partis politiques les plus traditionnels et centenaires d'Argentine, comparable aux partis radicaux historiques européens par son ancrage centriste, franchira une étape fondamentale dans sa réorganisation institutionnelle. Avec une vision tournée vers les prochaines élections, le radicalisme de la province de Buenos Aires (la circonscription la plus peuplée et la plus décisive d'Argentine) tiendra un plénière historique pour définir ses autorités et sa direction politique, cherchant à se consolider comme une alternative de poids et de gestion.

Le sommet à La Plata

Selon les informations recueillies, le 8 août 2026, le Club Athènes de La Plata (capitale de la province de Buenos Aires) sera le théâtre d'une rencontre qui réunira près de 1000 à 2000 dirigeants et militants, incluant 254 conventionnels de 135 districts. L'événement comptera sur la présence de figures de proue telles que le président de l'UCR nationale, Leonel Chiarella, le sénateur national Maximiliano Abad, la députée Karina Banfi et l'ancien vice-gouverneur Daniel Salvador, ainsi que plus de 100 présidents de comités de district.

Que font la Convention et le Comité dans l'UCR ?

Dans la structure du parti, le Comité est l'organe exécutif qui dirige la vie quotidienne du parti, tandis que la Convention est l'organe suprême de gouvernement. Cette dernière a la responsabilité clé d'approuver la plateforme partisane et de définir la politique d'alliances électorales, un point central à l'approche de l'année 2027.

Les nouveaux visages de la direction

Après d'intenses négociations, un accord sera atteint entre les différentes factions composant le radicalisme bonaerense. Emiliano Balbín, proche du sénateur Maximiliano Abad, assumera la présidence du Comité Provincial. Dans son discours, Balbín appellera à surmonter les luttes internes et ratifiera la vocation de gouvernance : « Nous pourrons seulement construire un accord électoral si nous avons d'abord notre propre poids. Nous sommes un parti de pouvoir qui ira disputer le pouvoir dans chaque recoin de la Province ».

Pour sa part, Pablo Nicoletti, figure locale du secteur Évolution et aligné avec le gouverneur de la province de Santa Fe, Maximiliano Pullaro, et Leonel Chiarella, prendra la présidence de la Convention Provinciale. Nicoletti soulignera la nécessité d'apporter des réponses concrètes aux habitants de Buenos Aires : « L'unité n'est pas l'objectif, c'est l'outil. Que l'on nous entende discuter de ce qu'il faut faire avec la Province et non de qui occupe quelle place, car de nombreuses familles traversent des moments difficiles ».

Un secteur décidera de se retirer

La tant attendue photo de l'unité ne pourra être complète. Le secteur « Construire », dirigé par l'ancien maire de Trenque Lauquen, Miguel Fernández, décidera de quitter l'événement.

La divergence surgira à propos de l'intégration de la Commission électorale du parti. Le secteur de Fernández réclamera un représentant propre, arguant que l'accord préalable prévoyait que tous les secteurs soient représentés dans les organes partisans.

Malgré ce départ, les secteurs ayant scellé le pacte minimiseront l'incident, assurant qu'il s'agit d'un groupe minoritaire qui, malgré les différences, n'aura pas rompu avec le parti.

Sources consultées : La Nación et El Día.