Le parti au pouvoir a réuni les soutiens nécessaires au Congrès pour modifier la Charte organique de la Banque Centrale d'Argentine (BCRA). L'initiative interdit le financement au Trésor public et fixe comme seul objectif de préserver la valeur de la monnaie. Le débat en plénière se tiendra le 26 août 2026.

Un pas clé vers la stabilité monétaire

Le 12 août 2026, le parti au pouvoir en Argentine, La Libertad Avanza (dirigé par le président Javier Milei), a obtenu le rapport de commission pour le projet modifiant la Charte organique de la Banque Centrale de la République Argentine (BCRA). Avec le soutien de partis d'opposition modérés comme le PRO, l'UCR, Innovación Federal et Producción y Trabajo, 42 signatures ont été réunies lors de la réunion conjointe des commissions du Budget et des Finances.

Cette initiative, l'un des projets prioritaires du gouvernement, est désormais prête à être débattue en plénière le 26 août 2026, conjointement avec le projet de loi sur la responsabilité fiscale.

Quels changements propose la réforme ?

  • Objectif unique : La BCRA aura pour seule mission de préserver la valeur de la monnaie, éliminant les anciens objectifs de promotion de l'emploi et du développement économique.
  • Fin du financement du Trésor : Interdiction explicite du financement direct ou indirect du secteur public, mettant fin à la création monétaire pour l'État.
  • Élimination des Lettres Intransférables : Disparition de cet instrument de dette utilisé historiquement pour financer le déficit.
  • Bouclier institutionnel : La destitution du président de la BCRA nécessitera une cause grave et le vote des deux tiers des deux chambres du Congrès.

Un débat animé mais fructueux

La réunion des commissions a été marquée par un débat intense. Le gouvernement a invité des économistes influents comme Miguel Boggiano, Héctor Rubini et Aldo Abram pour défendre le projet.

L'exposition de Boggiano a suscité des réactions lorsqu'il a déclaré que divers gouvernements ont utilisé la BCRA pour tromper la société. Cela a provoqué des tensions avec certains alliés comme le PRO, ainsi que le retrait du bloc de gauche Unión por la Patria (UxP).

Malgré ces frictions, après des éclaircissements et des excuses des législateurs de La Libertad Avanza, le gouvernement a réussi à renouer les liens avec ses alliés et à sécuriser le rapport, ouvrant la voie à un vote historique.