Un nouveau sondage national révèle les gouverneurs les plus appréciés et les plus critiqués d'Argentine. Selon une étude publiée par Clarín, Osvaldo Jaldo (Tucumán) et Ignacio Torres (Chubut) figurent en tête des images positives, tandis que d'autres chefs provinciaux reculent. Ce baromètre intervient à un an des élections législatives et présidentielles de 2027, dans un contexte de baisse de popularité du président Javier Milei.

Un nouveau sondage d'opinion réalisé à l'échelle nationale a secoué le paysage politique argentin en révélant quels sont les gouverneurs ayant la meilleure et la pire image dans tout le pays. Cette enquête, publiée le 19 août 2026 par le quotidien Clarín dans son édition numérique, a été reprise par de nombreux médias provinciaux et nationaux, et est devenue un sujet de conversation obligé à la Casa Rosada et dans les provinces.

Rappelons que l'Argentine est un État fédéral composé de 23 provinces et de la ville autonome de Buenos Aires, chacune dirigée par un gouverneur élu au suffrage universel. Ces responsables jouent un rôle central dans la gestion locale, les travaux publics et la relation avec le gouvernement central.

Les leaders du classement : Jaldo et Torres

Selon les premières données diffusées, le gouverneur de Tucumán, Osvaldo Jaldo, se consolide sur le podium des mandataires ayant la meilleure image positive, comme l'a souligné le portail Los Primeros TV. Jaldo, arrivé au pouvoir en 2023 après la démission de Juan Manzur, capitalise sur une gestion axée sur les travaux publics et le dialogue avec le gouvernement national.

Un autre nom apparaît en tête : celui du Chubutien Ignacio Torres, qui selon Radio 3 Cadena Patagonia figure parmi les gouverneurs les mieux valorisés du pays. Torres, représentant du PRO en Patagonie, a réussi à maintenir une popularité élevée malgré le conflit autour de la coparticipation – le système de répartition des impôts entre l'État central et les provinces – et son affrontement avec l'administration de Javier Milei.

Qui sont les moins bien perçus ?

L'article original d'Eduardo Paladini dans Clarín précise que cette mesure expose également les gouverneurs ayant la pire image, bien que les noms spécifiques n'aient pas été révélés dans les titres diffusés par Google News. Cependant, le classement complet, incluant les 24 gouverneurs (les 23 provinces plus la ville de Buenos Aires), est disponible dans la note payante du média.

Selon le portail 385.com.ar, l'étude a également évalué l'image des maires des principales villes du pays, ce qui élargit le spectre d'analyse sur l'humeur sociale en vue des prochaines élections législatives et présidentielles de 2027.

Contexte : l'importance de l'image des gouverneurs

Les sondages sur l'image des gouverneurs provinciaux sont un thermomètre clé pour la politique argentine, surtout en année pré-électorale. Avec une économie qui montre des signes de reprise mais avec une inflation annuelle qui avoisine les 33,8 %, les gouverneurs doivent équilibrer les demandes locales avec les politiques d'austérité du gouvernement national.

Cette étude coïncide avec d'autres mesures récentes qui montrent une baisse de l'approbation du président Javier Milei, notamment parmi les jeunes, et un scénario d'incertitude électorale qui a déjà commencé à faire bouger les pièces dans tous les partis.

Répercussions immédiates

La nouvelle a généré des réactions immédiates sur les réseaux sociaux, où les internautes comparent les résultats et débattent de la gestion de chaque gouverneur. Dans les rangs officiels, on célèbre la bonne image de Torres et d'autres alliés, tandis que dans le péronisme, on souligne le leadership de Jaldo comme un atout pour l'opposition.

Pour accéder au classement complet et aux détails de la méthodologie, les intéressés peuvent consulter la note originale sur Clarín ou le résumé de titres sur Google News.

« L'image des gouverneurs est un reflet direct de la gestion et de l'humeur sociale dans chaque province »

Analyste politique cité par Imago