16/06/2026 13:52 - Internacionales
Puente del Esqueleto en Limeira São Brasil con cuerdas de rope jump y ambiente dramático al atardecer
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a provoqué une vague d'indignation au Brésil après avoir révélé que Luis Felipe Feliciano Egoroff, l'un des instructeurs détenus pour la mort de María Eduarda Rodrigues de Freitas, s'était filmé en train d'effectuer des sauts de rope jump avec un enfant sur le même Pont du Squelette de Limeira, dans l'État de São Paulo.
Ce document audiovisuel apparaît au milieu de l'enquête sur la mort de la jeune femme de 21 ans, décédée le 13 juin 2026 après une chute d'environ 40 mètres lors d'une activité de rope jump, alors qu'elle n'était pas correctement attachée avec la corde de sécurité.
La Police Civile de São Paulo maintient en détention trois instructeurs accusés d'homicide avec dol éventuel (concept juridique brésilien où l'auteur assume le risque de provoquer la mort) :
| Nom | Âge |
|---|---|
| Luis Felipe Feliciano Egoroff | 31 ans |
| Vitor de Freitas Gonçalves | 27 ans |
| Maicon Fernandes Cintra | 42 ans |
La Justice a décrété la détention préventive pour les trois accusés. Selon les enquêtes, les instructeurs ont reconnu que la jeune femme n'était pas attachée correctement au moment du saut.
Les autorités ont découvert que l'entreprise qui organisait les activités de rope jump sur le Pont du Squelette manquait d'enregistrement fiscal et ne disposait pas des autorisations nécessaires pour exploiter des activités de tourisme extrême.
Le Pont du Squelette, situé dans la ville de Limeira (à environ 150 km de la ville de São Paulo), est un point populaire pour pratiquer le rope jump. Ce pont en béton, dont le nom officiel est Ponte Doutor Barreto, doit son surnom à sa structure qui ressemble à un squelette.
Le rope jump est une modalité de saut extrême qui combine des éléments du bungee jumping avec des techniques d'escalade. Contrairement au bungee, il utilise des cordes statiques qui ne rebondissent pas, permettant des oscillations plus amples et nécessitant une plus grande connaissance technique.
Les participants doivent disposer d'un double système de sécurité : harnais pelvien et harnais thoracique, en plus du casque et des cordes certifiées. L'activité exige des instructeurs certifiés et des équipements homologués.
La mère de María Eduarda a publié un message émouvant d'adieu sur les réseaux sociaux demandant justice pour sa fille : « Ma fille vous a fait confiance. Elle voulait seulement vivre une expérience, pas mourir. Je veux que vous payiez pour ce que vous avez fait ».
Le petit ami de la victime, qui a assisté à l'accident, a dû être hospitalisé en raison du choc émotionnel subi en voyant sa compagne tomber du pont sans la corde de sécurité.
Ce cas au Brésil survient après d'autres tragédies similaires dans la région, comme celle du cratère volcanique Damt au Yémen, où le célèbre « Spider-Man du Yémen » Qaqaa Antar al Absi est décédé le 12 juin 2026. Ces événements ont relancé le débat sur le manque de réglementation des activités extrêmes dans plusieurs pays. Les autorités brésiliennes ont convoqué les opérateurs touristiques pour réviser les protocoles de sécurité.
Alfredo S. Quiroga