29/06/2026 21:45 - Politica
Le ministre du Gouvernement de la Province de Buenos Aires, Carlos Bianco, a révélé qu'il a contacté Diego Santilli pour lui demander une audience urgente afin de recevoir une délégation bonaerense. Il a en outre dénoncé le fait que « le gouvernement national a effacé la province de la carte de sa gestion ».
Cette déclaration intervient dans un contexte de tension croissante entre l'administration du gouverneur Axel Kicillof et celle du président Javier Milei, exacerbée ces dernières semaines par des différends budgétaires et des divergences sur les politiques publiques. Pour comprendre l'ampleur, il faut savoir que la Province de Buenos Aires est le district le plus peuplé d'Argentine, avec plus de 17 millions d'habitants, ce qui lui confère un poids politique et économique majeur.
La province dénonce un scénario de « strangulation financière » qui affecte ses services essentiels. Les points critiques sont :
En solidarité avec ce conflit et pour défendre leurs propres droits, les syndicats AMET, FEB, SUTEBA et UDOCBA ont convoqué un paro (grève) provincial pour le mardi 30 juin 2026. Il s'agit de la première mesure de force de cette ampleur contre la gestion de Kicillof, marquant un point d'inflexion dans les relations syndicales.
Les syndicats dénoncent un scénario d'ajustement et exigent :
La crise s'est accentuée avec la démission de Manuel Adorni le 27 juin 2026, à la suite d'un scandale médiatique concernant une augmentation patrimoniale de 775 % (passant de 20 millions à 944 millions de pesos) et la découverte de 500 000 USD en cryptomonnaies non déclarés.
Face à cette crise de cabinet, la désignation de Santilli — perçu comme un allié proche de Karina Milei et de Santiago Caputo — cherche à stabiliser la gestion nationale. Cependant, la relation avec la Province de Buenos Aires reste tendue par des divergences idéologiques profondes et une dispute constante pour les ressources fiscales dans un pays fédéral.
Sources : La Nación, Ambito Financiero, GBA.gob.ar, informations officielles.
Alfredo S. Quiroga