13/06/2026 21:06 - Internacionales
Representación de un acuerdo de paz internacional con dos banderas (EEUU e Irán) sobre una mesa de negociaciones, documentos diplomáticos y un fondo de mapa mundial
La communauté internationale retient son souffle face aux négociations entre Washington et Téhéran. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a déclaré qu'un accord pourrait être signé électroniquement d'ici 24 heures. Le Pakistan joue un rôle de médiateur clé dans ces pourparres, aux côtés du Qatar.
Le président américain Donald Trump a confirmé sur son réseau social Truth que l'accord était « programmé pour être signé demain ». Toutefois, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Bagaei, a tempéré cet optimisme en indiquant qu'aucune signature n'aurait lieu dimanche, laissant toutefois la porte ouverte aux jours suivants.
| Enjeu | Détails |
|---|---|
| Programme nucléaire | Délai de 60 jours pour finaliser les termes. Destruction ou retrait de l'uranium hautement enrichi situé dans trois installations nucléaires bombardées par les États-Unis. |
| Détroit d'Ormuz | Réouverture immédiate de ce passage maritime crucial pour l'approvisionnement énergétique mondial. L'Iran percevrait des péages pour services aux navires. |
| Sanctions | Levée progressive des sanctions imposées à l'Iran et libération des avoirs iraniens gelés à l'étranger. |
| Cessez-le-feu régional | L'Iran exige un arrêt des hostilités au Liban, où Israël combat le Hezbollah. Israël a averti qu'il pourrait agir de manière indépendante. |
Le détroit d'Ormuz est un passage maritime étroit situé entre le golfe Persique et le golfe d'Oman. Il constitue l'un des points de passage les plus stratégiques au monde : environ 20% du pétrole mondial transite par cette voie. Sa fermeture, décidée par l'Iran en représailles aux bombardements américains, a provoqué une crise énergétique mondiale, faisant bondir les prix du carburant et des fertilisants. La réouverture de ce détroit est donc un enjeu économique majeur pour l'ensemble de la planète.
Le Pakistan agit comme médiateur principal dans ces négociations. Le Premier ministre Sharif a exprimé sa gratitude envers le Qatar, représenté par Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, pour son soutien pendant la crise du Golfe. L'espoir est que cet accord jette les bases d'une « paix et stabilité durables » dans la région.
Point sensible des négociations : le Liban. L'Iran exige l'inclusion d'un cessez-le-feu dans ce pays, mais Israël a prévenu qu'il ne se retirerait pas des zones qu'il occupe au Liban, en Syrie, à Gaza ni dans le nord de la Cisjordanie. Les affrontements se sont poursuivis samedi dans le sud du Liban. Plus de 3 700 personnes ont péri au Liban depuis mars 2026, selon des données préliminaires.
La guerre entre les États-Unis et l'Iran a débuté le 28 février 2026. Ce conflit a secoué toute la région et pratiquement paralysé les exportations de pétrole et de gaz naturel depuis le golfe Persique. Depuis le 7 avril, un fragile cessez-le-feu est en place, que les parties cherchent maintenant à consolider en un accord définitif.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a précisé que le document en discussion « n'est pas un accord final » mais un « entendement qui esquisse le cadre général » et établit que la guerre prendra fin. La question nucléaire serait discutée sur une période de 60 jours après la signature initiale.
La fermeture du détroit d'Ormuz a provoqué une flambée des prix de l'énergie. Le pétrole Brent s'établit à 87,33 USD le baril, tandis que le WTI est descendu à 85,47 USD. La réouverture du détroit permettrait de stabiliser les marchés énergétiques mondiaux et de faire baisser les prix du carburant et des denrées alimentaires.
Sources : Infobae, EFE, AP | 13 juin 2026
Alfredo S. Quiroga
Conspiraciones