18/06/2026 09:42 - Economia
Ejecutivos empresariales debatiendo en una sala de reuniones moderna con gráficos económicos sobre la mesa. Ambiente corporativo profesional con luz natural. Expresiones faciales de análisis y preocupación. Estilo fotoperiodismo.
À moins d'un an des élections de 2027, les milieux d'affaires argentins évaluent la gestion de Javier Milei avec prudence. Le président libertaire, connu pour sa rhétorique tranchée, a réussi à stabiliser l'économie macroéconomique, mais les chefs d'entreprise signalent des failles structurelles préoccupantes, notamment une ouverture commerciale "ingénue" face à la concurrence chinoise et un effondrement de l'investissement public.
« Riesgo país » (Risque pays) : Il s'agit d'un indicateur financier qui mesure la probabilité qu'un pays ne puisse pas payer ses dettes. Un score bas (comme les 420 points actuels) signifie que l'Argentine est perçue comme plus fiable par les investisseurs internationaux, ce qui facilite le crédit. « PyMEs » : Acronyme espagnol pour Pequeñas y Medianas Empresas, l'équivalent de nos PME françaises, pilier fondamental de l'économie productive argentine.
Un point de friction majeur réside dans la stratégie commerciale face à la Chine. Les dirigeants locaux alertent : « Ce n'est pas seulement une compétition avec des entreprises, mais avec l'État chinois lui-même ». L'exemple cité est le projet minier Vicuña à San Juan (une province andine clé pour le cuivre), où le consortium Lundin Mining et BHP a attribué à des firmes chinoises, comme Power China, la construction d'une ville modulaire.
Les fournisseurs locaux dénoncent l'importation de modules préfabriqués depuis la Chine, ce qui, selon eux, « détruit l'achat local » et fragilise l'industrie nationale.
L'Association Argentine du Budget (ASAP) a documenté une chute historique : l'investissement réel direct de l'État a baissé de 72,5 %. Le gouvernement, via le ministre de la Dérégulation Federico Sturzenegger, soutient que le privé doit prendre le relais. Cependant, les entrepreneurs craignent que cette vision ne retarde des solutions urgentes et n'aggrave le « coût argentin » (surcoûts logistiques et bureaucratiques).
Le Centre d'Économie Politique Argentine (CEPA) révèle une crise silencieuse dans le tissu productif :
| Période | Réduction des employeurs | Moyenne journalière |
|---|---|---|
| Nov 2023 - Mar 2026 | -26.448 entreprises | 31 fermetures/jour |
| Entreprises jusqu'à 500 employés | 99,75% du total des fermetures | |
Malgré ces défis, le contexte macroéconomique offre des signaux d'espoir : un risque pays à 425 points de base, des garanties de la Banque Mondiale de 2 milliards USD et du BID de 500 millions USD. Les milieux d'affaires cherchent désormais une voie qui assure la continuité de l'équilibre fiscal tout en atténuant les aspects les plus rigides du modèle actuel.
Source : Ámbito, 18 juin 2026.
Alfredo S. Quiroga