Un épisode sombre dans la fête du football sud-américain
Le match nul (0-0) entre Rosario Central et Corinthians a été terni par une grave dénonciation. Hugo Souza, le gardien brésilien, a affirmé avoir subi des insultes racistes de la part des supporters locaux tout au long de la rencontre.
Pour comprendre l'ampleur de l'événement, il faut savoir que le Gigante de Arroyito est le stade mythique du club argentin de Rosario Central, l'une des équipes les plus populaires du pays. La Copa Libertadores, l'équivalent de la Ligue des Champions en Europe, est le sommet du football continental. Le 13 août 2026, lors du match aller de ces huitièmes de finale, l'ambiance a dérapé.
L'activation du protocole antiracisme
Selon le joueur de 27 ans, les insultes ont commencé pendant l'échauffement. « Ils m'ont appelé singe, macaque et autrement tout le long du match », a témoigné Souza, visiblement affecté.
À la 21e minute de la seconde période, le gardien a alerté l'arbitre uruguayen Andrés Matonte. Ce dernier a activé le protocole antiracisme de la FIFA en croisant les bras au-dessus de sa tête. Même Ángel Di María, légende du football mondial et capitaine de Rosario Central, s'est approché des tribunes pour calmer les supporters et demander la fin des insultes.
« Je ne sais pas ce qui leur passe par la tête. J'espère qu'un jour cela changera vraiment et qu'ils feront un examen de conscience. »
Réactions et enquête de la Conmebol
Le club brésilien Sport Club Corinthians Paulista a publié un communiqué fermement condamnant ces actes. Souza a tenu à préciser que les joueurs adverses n'étaient pas impliqués et lui ont même présenté des excuses. La Conmebol (la Confédération Sud-Américaine de Football) analyse actuellement les vidéos pour identifier les coupables, soutenue par la direction de Rosario Central.
La suite de la compétition
Sur le terrain, le score de 0-0 laisse toutes ses chances à Corinthians pour le match retour prévu le jeudi 20 août 2026 à la Neo Química Arena de São Paulo. L'espoir demeure que le sport reprenne ses droits et que cet événement serve d'électrochoc pour un football plus inclusif et respectueux.