Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a officiellement rejeté le plan en 15 points proposé par les États-Unis pour le désarmement du Hamas à Gaza. Face à cette impasse, la Turquie et l'Égypte émergent comme médiateurs clés pour relancer la trêve, exigeant un cessez-le-feu et la mise en œuvre de l'accord original qui vise à apporter l'espoir dans la région.

Un nouveau chapitre dans la quête de paix au Moyen-Orient

Selon des médias comme La Nación et El País, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé ce 9 août 2026 son rejet formel du plan en 15 points pour Gaza impulsé par le Conseil de paix dirigé par les États-Unis.

Le plan, annoncé à l'origine par le président Donald Trump le 30 juillet, visait le désarmement complet du Hamas en échange d'un retrait progressif des troupes israéliennes. Cependant, Netanyahu a conditionné tout repli militaire à une remise totale et authentique des armes par la milice, créant un nouveau défi pour la diplomatie internationale.

Qu'est-ce que le Conseil de paix et le plan en 15 points ?

Le Conseil de paix est un organisme créé pour superviser l'application du cessez-le-feu à Gaza, coordonné par Nikolay Mladenov. L'accord en 15 points prévoyait que le Hamas remette progressivement son armement (sans le détruire) à une nouvelle autorité palestinienne technocratique, tandis qu'Israël entamerait son retrait en parallèle. L'objectif final est de créer les conditions d'un État palestinien et de stabiliser la région, un horizon d'espoir pour la population civile.

La réponse du Hamas et la médiation internationale

Malgré le rejet israélien, des espaces d'espoir diplomatique subsistent. Le mouvement Hamas a confirmé sa disposition à avancer avec le plan, bien qu'il conditionne son désarmement à la cessation des attaques israéliennes et au retrait complet de la bande de Gaza. De plus, selon Infobae, les ministres des Affaires étrangères de Turquie et d'Égypte, Hakan Fidan et Badr Abdelaty, ont tenu une conversation téléphonique pour demander la mise en œuvre du plan et exiger un cessez-le-feu immédiat.

Des pays comme l'Arabie saoudite, le Qatar et la Jordanie ont également salué les avancées diplomatiques, faisant pression pour que le calendrier de paix soit respecté et que l'aide humanitaire puisse entrer sans entrave, démontrant un consensus régional en faveur de la paix.

Le contexte électoral et humanitaire

L'annonce de Netanyahu est également marquée par le contexte électoral en Israël, avec des élections prévues en octobre 2026. Pendant ce temps, la situation humanitaire reste étroitement surveillée par des agences comme l'UNICEF, qui a rappelé l'urgence de protéger les enfants de la zone, signalant en moyenne un enfant décédé par jour pendant les mois de trêve.

Actuellement, Israël contrôle plus de 60% de la bande de Gaza, dépassant la ligne jaune (le tracé original de 53% de contrôle). La communauté internationale, y compris l'Union européenne et l'ONU, maintient son optimisme quant à la capacité du dialogue à débloquer la situation et à progresser vers la reconstruction et la stabilité définitive.

Sources : La Nación, El País, Infobae (09/08/2026)