La Cour suprême de justice d'Argentine a confirmé la condamnation à 24 ans de prison contre un entraîneur de football qui a abusé sexuellement de trois élèves dans la Villa 31, l'un des quartiers les plus vulnérables de Buenos Aires. Le jugement ratifie la décision rendue il y a quatre ans et clôt l'affaire judiciaire.

Dans une décision qui met fin à un long processus judiciaire, la Cour suprême de justice de la Nation a ratifié la condamnation à 24 ans de prison pour un entraîneur de football qui a abusé sexuellement de trois enfants qui étaient ses élèves dans la Villa 31, le quartier populaire de Buenos Aires situé à côté de la gare de Retiro.

La nouvelle a été diffusée ce jeudi 13 août 2026 par le journaliste Claudio Savoia via son compte Twitter, qui a précisé que la plus haute cour a confirmé la sentence que l'homme avait reçue il y a quatre ans, c'est-à-dire en 2022.

Un cas qui a choqué la communauté

Selon les informations publiées par Savoia, les abus ont eu lieu à partir de 2011 et les victimes étaient trois mineurs qui assistaient aux entraînements de football que l'accusé dirigeait dans la Villa 31. L'homme, dont l'identité n'a pas été révélée, profitait de son rôle d'entraîneur pour commettre les délits contre les enfants, qui avaient alors entre 8 et 12 ans.

La première plainte a été déposée quelque temps après les faits, et l'affaire a été instruite par la justice pénale de la ville de Buenos Aires. Après un long processus, l'accusé a été déclaré coupable et condamné à 24 ans de prison pour le délit d'abus sexuel aggravé à trois reprises.

Le rôle de la Cour suprême

La Cour suprême de justice est la plus haute juridiction du pays et agit comme dernière instance dans les affaires de pertinence fédérale. Son intervention dans ce dossier a eu lieu après que la défense du condamné a présenté des recours extraordinaires pour tenter d'annuler le jugement. Avec la ratification, la condamnation est définitive et l'homme devra purger sa peine dans une prison ordinaire.

Ce type de délit, qualifié dans le Code pénal argentin d'abus sexuel avec accès charnel aggravé, prévoit des peines allant jusqu'à 20 ans de prison, mais dans ce cas, des circonstances aggravantes ont été appliquées en raison de la condition de gardien de l'accusé et du nombre de victimes.

Contexte : la Villa 31 et la vulnérabilité des enfants

La Villa 31 est l'un des bidonvilles les plus grands et les plus anciens de Buenos Aires, avec une population estimée à plus de 40 000 personnes. Là-bas, l'accès aux droits fondamentaux comme l'éducation, la santé et la justice est souvent plus limité, ce qui rend des cas comme celui-ci particulièrement sensibles.

Des organisations de protection de l'enfance ont salué la décision de la Cour et ont souligné que la justice a agi avec fermeté face à un délit qui touche les secteurs les plus vulnérables. « C'est un précédent important pour que d'autres cas similaires ne restent pas impunis », ont indiqué des sources proches de l'affaire.

Et maintenant ?

Avec la ratification de la plus haute cour, le condamné restera détenu et devra purger la totalité de la peine de 24 ans. La justice pénale de la ville sera chargée d'exécuter la sentence et de superviser les conditions de détention.

L'affaire, qui a eu un fort impact sur la communauté de la Villa 31, laisse un message clair : les abus contre l'enfance ne restent pas impunis, même lorsque l'agresseur occupe une place de confiance comme celle d'entraîneur sportif.

Source : Twitter de Claudio Savoia, 13/08/2026.