22/06/2026 06:35 - Politica
Ilustración editorial del edificio de la Corte Suprema de Justicia de la Nación con columnas neoclásicas, primeros planos de documentos legales con sellos oficiales y la bandera argentina ondeando, iluminación dramática que resalta la seriedad institucional
La publication du Décret 467/2026 a ouvert un débat dans les différents domaines liés au système judiciaire argentin. Cette norme, signée par le président Javier Milei et le ministre de la Justice, Juan Bautista Mahiques, a modifié les Décrets 222/2003 et 588/2003, instaurés sous la présidence de Néstor Kirchner, qui régulaient différents aspects de la procédure de sélection des membres de la Cour suprême de Justice de la Nation, du Ministère public et des tribunaux inférieurs.
Depuis sa publication au Bulletin officiel le 16 juin, des organisations de la société civile, des représentants de la profession d'avocat et des autorités judiciaires provinciales ont diffusé des déclarations sur la portée de la réforme. Alors que le gouvernement maintient que les changements visent à accélérer la couverture des postes vacants et à éviter la superposition d'instances, différentes entités ont exprimé des réticences sur certains points.
Le nouveau décret expose dans ses fondements que la Nation traverse une crise institutionnelle dérivée du pourcentage élevé de postes vacants de magistrats. Parmi les principaux changements ressortissent :
La réglementation soutient que la procédure en vigitude s'est transformée en une duplication d'instances qui ralentit le processus de couverture des postes vacants et dénature l'étape de nomination présidentielle.
L'objectif déclaré est de "supprimer les formalités procédurales inutiles et les étapes dupliquées dans le processus de désignation des magistrats, afin de restaurer le dynamisme constitutionnel de ladite procédure".
Le décret expose que la mesure "n'implique pas la suppression des mécanismes de publicité, de transparence ou de participation citoyenne", car ces instances "continueront d'être pleinement garanties par la procédure constitutionnelle et réglementaire développée devant l'Honorable Sénat de la Nation".
Un communiqué conjoint de l'Association Civile pour l'Égalité et la Justice (ACIJ), Pouvoir Citoyen, l'Équipe Latino-américaine de Justice et de Genre (ELA), Amnistie Internationale, Démocratie en Réseau, le Centre d'Études Légales et Sociales (CELS), l'Institut d'Études Comparées en Sciences Pénales et Sociales (INECIP), le Centre pour la Justice et le Droit International (CEJIL) et la campagne GQUAL a signalé que le décret "a éliminé la possibilité pour la citoyenneté de présenter des observations" concernant les candidatures avant leur remise au Sénat.
Les entités ont argumenté que la participation préalable permettait "d'apporter des informations, de formuler des observations et d'enrichir l'évaluation que réalise le propre Pouvoir Exécutif".
De plus, ils ont critiqué l'abrogation des dispositions qui promouvaient une intégration diverse du tribunal maximum. Ils ont averti que cela entrave l'intégration d'un tribunal avec des profils divers et des trajectoires différentes, qui soit plus représentatif de la communauté.
La Junte Fédérale des Cours et Tribunaux Supérieurs de Justice des Provinces Argentines et de la Ville Autonome de Buenos Aires (JU.FE.JUS.) a réaffirmé que l'intégration de la Cour Suprême et des tribunaux inférieurs doit respecter "les principes d'idonéité, de parité de genre, de représentation fédérale et de spécialité juridique".
Elle a considéré que ces critères "ne constituent pas de simples lignes directrices d'opportunité politique mais des exigences dérivées de la Constitution Nationale" et a souligné que "toute modification des mécanismes de sélection qui négligerait ou affaiblirait ces principes implique un recul institutionnel incompatible avec une Justice plurielle, inclusive et représentative de la diversité territoriale et sociale du pays".
La déclaration a critiqué l'abrogation des articles 3° et 6° du Décret 222/2003, qu'elle a définie comme "un grave recul institutionnel".
La présidente du Collège Public de l'Avocatie de la Capitale Fédérale (CPACF), Alejandra García, a postulé que les modifications "éliminent des instances de participation citoyenne qui, pendant plus de deux décennies, ont permis aux universités, collèges professionnels, organisations de la société civile et à la citoyenneté de formuler des observations concernant les candidatures proposées par le Pouvoir Exécutif".
García a rappelé que le régime instauré en 2003 constituait "un progrès significatif en matière de transparence, de publicité des actes de gouvernement et de contrôle citoyen sur des processus de singulière importance institutionnelle".
Elle a également critiqué l'argument selon lequel l'intervention postérieure du Sénat rendrait inutile la participation préalable. "La possibilité pour la société civile d'exprimer de manière fondée des soutiens ou des objections avant la remise des propositions contribuait à enrichir la décision présidentielle, à renforcer la légitimité des désignations et à élargir la transparence du processus", a-t-elle conclu.
Javier Milei est le président de l'Argentine depuis décembre 2023. Son gouvernement se caractérise par des réformes profondes dans différents domaines de l'État, visant une réduction de la taille de l'État et une libéralisation économique.
Le Décret 222/2003, signé le 19 juin 2003, avait régulé la procédure de nomination des ministres de la Cour Suprême, incorporant des mécanismes de publicité des antécédents, de réception d'observations citoyennes et de critères orientateurs pour la conformation du tribunal maximum.
Le Décret 588/2003, promulgué le 13 août 2003, avait étendu une partie de ce schéma au Procureur Général de la Nation, au Défenseur Général de la Nation et aux processus de sélection des juges fédéraux, procureurs et défenseurs publics.
La JUFEJUS est l'organe qui regroupe les Cours Suprêmes et Tribunaux Supérieurs de toutes les provinces argentines, garantissant le fédéralisme judiciaire dans le pays.
La Cour Suprême de Justice de la Nation est actuellement intégrée par les ministres Horacio Rosatti, Carlos Rosenkrantz et Ricardo Lorenzetti.
Alfredo S. Quiroga