Un nouveau cycle pour le radicalisme de Buenos Aires
Le 8 août 2026, l'Union Civique Radicale (UCR) de la province de Buenos Aires a franchi une étape clé dans sa réorganisation politique en officialisant ses nouvelles autorités lors d'un acte massif au Club Atenas de La Plata. Sous le mot d'ordre de construire une alternative de pouvoir en vue de 2027, le parti a cherché à afficher une image de renouveau et de force, bien que l'événement n'ait pas été exempt de tensions internes.
Emiliano Balbín à la tête du comité provincial
Le dirigeant Emiliano Balbín a pris ses fonctions de président du comité provincial, tandis que Pablo Nicoletti a été élu président de la convention. L'acte a réuni environ 1000 personnes et 254 conventionnels issus de 135 districts.
Dans son discours, Balbín a appelé à dépasser les discussions internes et a proposé une réorganisation profonde : « Je veux des comités qui cessent d'être des espaces de catharsis, d'entraide ou de thérapie collective, pour redevenir la source d'idées et le moteur du changement vers l'avant dont la province de Buenos Aires a besoin. »
Une stratégie de poids propre pour 2027
Balbín a insisté sur la nécessité pour le radicalisme de retrouver son identité avant de penser à des alliances. « Pour pouvoir s'entendre, il faut d'abord renforcer l'identité et gagner en compétitivité. Nous ne pourrons construire un accord que si nous avons d'abord un poids propre », a-t-il affirmé.
Le nouveau président du comité provincial a conclu son message par une déclaration d'intention claire : « Nous voulons le pouvoir pour gouverner. Nous voulons gouverner pour transformer. Et nous voulons transformer pour que cette province soit celle où tout le monde veut vivre. »
La dissension qui n'a pas pu être cachée : le départ de Construir
Pendant que Balbín menait le relancement, le secteur Construir, dirigé par l'ancien maire de Trenque Lauquen, Miguel Fernández, a décidé de ne pas reconnaître la légitimité de la nouvelle direction et s'est retiré de l'acte.
Le différend portait sur la composition de la Junta Electoral. Le secteur de Fernández réclamait un représentant, car les espaces Adelante (mené par Maximiliano Abad) et Futuro Radical (poussé par le gouverneur de Santa Fe, Maximiliano Pullaro, et Leonel Chiarella) avaient déjà obtenu deux places chacun. Faute d'accord pour élargir la Junta à cinq membres, les délégués de Construir se sont retirés.
« L'UCR n'a pas de propriétaires. Elle n'appartient pas à une table de dirigeants ni ne peut se réduire à des accords entre quelques-uns », a indiqué le document diffusé par le secteur dissident, qui a posé pour la photo sur le trottoir du club, laissant une image d'unité à moitié réalisée.